En bref

En bref

  • Depuis l'an 2000, la disruption digitale a poussé plus de la moitié des entreprises classées au Fortune 500 à mettre la clé sous la porte.
  • L'IA est une technologie générale dont les retombées seront similaires à celles de l'électricité et du moteur à combustion interne.
  • Dans un contexte où l'investissement et la recherche subissent la concurrence, les investissements publics et privés dans l’IA sont en plein boom.


L'intelligence artificielle (IA) se distingue cependant des autres technologies de rupture.

Pourquoi ? Parce que le l'IA fait partie de ces technologies que les économistes appellent les Technologies à Usage Général. Et ce n'est pas rien. Car non seulement, ces technologies modifient nos méthodes de travail et nos modes de vie en apportant une contribution directe à la société, mais leurs retombées vont plus loin et rendent bien d’autres innovations.

Prenons l'exemple de l'électricité : elle a permis l'électrification des usines, les liaisons télégraphiques et toutes les innovations qui s'ensuivirent. De même, le moteur à explosion a permis l'essor de l'automobile, des aéronefs et des réseaux de transports et de logistique modernes. Les retombées de l'IA sur notre mode de vie seront du même ordre.

Résultat, les investissements privés sont en plein essor. Au cours des neuf premiers mois de l'année 2017, les placements de capital-risque consacrés à l'IA ont totalisé 7,6 milliards de dollars américains (environ 6,5 milliards d'euros). Les dépôts de brevets dans le domaine de l'IA atteignent quant à eux des sommets, avec cinq fois plus de brevets déposés qu'en 2006. Et aux États-Unis, on compte 20 fois plus de start-up spécialisées dans l'IA qu'il y a quatre ans à peine.

De leur côté, gouvernements et universités jouent également la carte de l'investissement massif. En France, le Cabinet du Premier ministre, l’Elysée et le Ministre de l’économie ont déjà initié plusieurs propositions comme d’investir 1,5 milliard d’euros pour la recherche sur l’intelligence artificielle d’ici 2022 et harmoniser l’éducation dans des instituts de recherche interdisciplinaire (3IA).
Au Royaume-Uni, par exemple, on estime que l'IA pourrait générer 630 milliards de livres sterling (environ 722 milliards d'euros) pour l'économie nationale. Ainsi, cinq grandes universités britanniques se sont regroupées pour créer le centre de recherche Alan Turing Institute, un institut national dédié aux data sciences et à l'intelligence artificielle.

Conclusion ? L'IA est là. Elle n'a pas fini de faire parler d'elle.

Patrick Darmon​

Directeur Executif

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