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Vision Technologique 2014 d’Accenture : toute entreprise est désormais numérique

Les grandes entreprises deviennent des acteurs de rupture sur le marché

Présentation générale

Pour tous les dirigeants d’entreprises, les trois prochaines années seront consacrées à presser le pas dans la course au numérique. Ceux qui s’affirmeront en tant qu’acteurs de rupture sur leurs marchés respectifs ressortiront comme les véritables leaders du monde numérique.

L’arrivée de grands acteurs

En 2014, l’étude Vision Technologique continue de développer le point de vue d’Accenture sur les effets de cette course au numérique… à une différence près : cette année, nous voyons un nombre croissant de grandes entreprises extérieures au secteur informatique se porter résolument en tête au lieu de subir les événements ou de se limiter à copier les pionniers.

Ces entreprises sont conscientes que, si l’ère numérique en est encore à ses prémices, il existe de nombreuses opportunités à saisir. Elles commencent à mettre à profit l’étendue de leurs ressources et de leurs capitaux, non seulement pour réagir aux technologies disruptives, mais aussi pour se les approprier en intégrant le numérique dans l’ensemble de leurs opérations de façon à tirer parti de ces ruptures sur le plan commercial et industriel.

L’étude Vision Technologique 2014 d’Accenture identifie les grandes tendances qui façonnent les technologies, parmi lesquelles nous voyons se dessiner six thèmes majeurs :

  • La frontière entre monde physique et numérique s’estompe : extension de l’intelligence à notre environnement. Le monde réel fait son entrée dans le monde virtuel via les appareils à porter sur soi, les objets intelligents et autres machines communicantes qui nous transmettent des informations en temps réel et transforment nos modes de vie et le fonctionnement des entreprises. Une tendance qui élargit le champ de l’intelligence connectée et contribue à renforcer les capacités des collaborateurs, à automatiser les processus et à intégrer les machines dans notre vie. Pour les consommateurs, cela se traduit par de nouveaux pouvoirs et, dans les entreprises, par un accès en temps réel à des données pertinentes permettant aux machines comme au personnel d’agir et de réagir plus rapidement et plus intelligemment dans n’importe quel cas de figure. Dans le secteur de la santé, par exemple, Koninklijke Philips N.V. a lancé une application pilote sur Google Glass™ qui permet à un chirurgien équipé de ces lunettes spéciales de surveiller les fonctions vitales de son patient sans avoir à détourner le regard de l’intervention.

  • Externalisation collaborative (crowdsourcing) : l’avènement de l’entreprise décloisonnée. Imaginez que l’effectif de l’entreprise s’étende au-delà de ses salariés, pour englober tout utilisateur connecté à Internet. Les nouvelles technologies permettent désormais aux entreprises de puiser dans de vastes gisements de ressources partout dans le monde. General Electric (GE), MasterCard et Facebook font notamment appel à Kaggle, un réseau international d’informaticiens, de mathématiciens et de scientifiques spécialistes des données qui rivalisent d’ingéniosité pour résoudre des problèmes allant de la recherche des meilleurs vols des compagnies aériennes à l’optimisation des emplacements de la grande distribution. Canaliser les initiatives de ce type au service des objectifs de l’entreprise constitue à la fois un défi et une opportunité de taille : il s’agit en effet de mettre à profit les compétences d’une main d’œuvre abondante et réactive, non seulement capable de résoudre certains des problèmes les plus complexes auxquels les entreprises sont confrontées aujourd’hui mais aussi, dans de nombreux cas, suffisamment motivée pour s’en charger bénévolement.

  • Chaîne logistique des données : modifier le traitement des données pour mieux faire circuler les informations. Les technologies de traitement des données sont en constante évolution mais la plupart d’entre elles ont été adoptées au coup par coup. En conséquence, les données des entreprises sont largement sous-exploitées. À l’heure actuelle, seule une entreprise sur cinq les intègre à tous les niveaux de son organisation. Pour libérer tout leur potentiel, il faut commencer à traiter davantage les données selon le principe d’une chaîne logistique, de manière à favoriser et optimiser leur circulation dans l’ensemble de l’entreprise et, à terme, dans son écosystème. C’est la démarche qu’ont suivie des entreprises comme Google et Walgreens en ouvrant leurs API : plus de 800 000 sites Web utilisent désormais les données de Google Maps™, tandis que des développeurs indépendants ont la possibilité d’intégrer dans leurs applications la lecture des codes-barres figurant sur les boîtes de médicaments délivrées par la chaîne de pharmacie Walgreens afin de faciliter le renouvellement des ordonnances.

  • Architecture hyperscalaire : le hardware est de retour (et n’avait en fait jamais vraiment disparu). Le monde de l’équipement informatique est aujourd’hui un foyer d’innovations répondant à la montée en flèche de la demande pour des centres de données toujours plus grands et rapides. Des avancées dans des domaines tels que la consommation d’énergie, les processeurs, les mémoires SSD ou l’architecture des infrastructures offrent aux entreprises de nouvelles possibilités pour monter massivement en capacité, gagner en efficacité, réduire les coûts et obtenir de leurs systèmes des niveaux de performance sans précédent. A mesure que les entreprises deviendront numériques, elles seront de plus en plus nombreuses à considérer les équipements comme essentiels pour catalyser leur prochaine vague de croissance.

  • Applications : le logiciel au cœur des compétences dans un monde numérique. A l’instar des particuliers, les entreprises se convertissent rapidement aux applications afin de gagner en souplesse opérationnelle. Selon une étude d’Accenture, 54 % des DSI les plus performantes ont déjà déployé des « appstores » dans leur entreprise, accompagnant ainsi la tendance à l’utilisation d’applications simples et modulaires. Les responsables informatiques et les dirigeants d’entreprise doivent établir la répartition des rôles dans le développement des applications au sein de leur nouvelle structure numérique, à mesure que les changements sont dictés par l’activité. Il leur faut également transformer le processus de développement proprement dit, afin de tirer rapidement parti des nouvelles technologies, de prendre en charge les itérations régulières des logiciels et, en définitive, de favoriser la croissance de l’entreprise.

  • Architecture résiliente : le « zéro-panne », credo de l’entreprise non-stop. A l’ère du numérique, les entreprises doivent pouvoir répondre aux demandes incessantes dont font l’objet leurs processus, services et systèmes. Cela a des répercussions sur l’ensemble de l’organisation, en particulier au niveau de la direction informatique, où la nécessité d’une infrastructure opérationnelle disponible en permanence peut faire la différence entre activité prospère et érosion de la marque. Des entreprises telles que Netflix, qui se sert d’outils de tests automatisés pour attaquer délibérément ses systèmes afin d’en renforcer la résilience, figurent aujourd’hui parmi les leaders dans ce domaine. Ces entreprises veillent à ce que leurs systèmes soient conçus et bâtis pour résister aux pannes, en s’appuyant sur des technologies modulaires et des processus de tests sophistiqués, plutôt que pour répondre à des spécifications.

Chaque dirigeant d’entreprise se voit désormais offrir l’opportunité de devenir un acteur de rupture sur le marché, c’est-à-dire de réinventer et redéfinir son activité de façon à s’octroyer un avantage concurrentiel durable. Le potentiel de croissance n’a alors d’autre limite que la créativité de l’entreprise elle-même.

L’opportunité est là : pourquoi ne pas la saisir ?

Contexte

Toute entreprise est désormais numérique. Les leaders dans ce domaine sont celles ayant pris conscience du rôle moteur de l’IT, non seulement dans la conception et la fabrication des produits, mais aussi leur commercialisation, la collaboration entre collègues, les interactions avec les clients et la gestion des transactions.

L’étude Vision Technologique 2014 offre un point de vue riche et détaillé, dont les dirigeants de chaque secteur peuvent tirer des informations, de l’inspiration et, nous l’espérons, de l’enthousiasme au sujet des possibilités qu’ouvrent les technologies numériques pour leur entreprise. Chaque thème, cette année comme l’an dernier, met en lumière des évolutions technologiques dont certaines sont d’ores et déjà mises en place dans les entreprises.

Il incombe désormais à ces dirigeants de définir la place de leur entreprise dans le monde numérique. Il leur faut réévaluer les relations avec leurs clients, leurs partenaires et avec l’ensemble de la communauté Internet. Ils doivent s’affranchir des silos organisationnels qui entravent la collaboration et le partage de données.

Les dirigeants doivent également réexaminer le rôle que leur entreprise joue dans son secteur et faire tomber les barrières à l’entrée dans d’autres secteurs pour faire de ceux-ci de potentiels relais de croissance. Les entreprises sont désormais armées pour relever ce défi, sans doute l’un des plus passionnants.

En conclusion, à mesure que les grandes entreprises vont se positionner à la pointe du numérique, la pression continuera de monter sur celles qui n’en maîtrisent pas encore toute la puissance. Il est temps pour chacune de se muer en entreprise numérique et de rejoindre les rangs des acteurs de rupture.