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Réforme des Retraites en France

Vers une réforme juste et pérenne du système des retraites.

Présentation

Face à des défis démographique et financier d’une ampleur sans précédent, la France doit entreprendre sans délais une réforme ambitieuse de son système des retraites afin d’en garantir la pérennité et de répondre ainsi à l’inquiétude croissante des citoyens à cet égard. Si la soutenabilité financière est un objectif majeur de la transformation, l’efficience globale du système et son équité constituent également des enjeux de premier plan qui contribuent à l’acceptation sociale des mesures mises en œuvre.

Accenture a conduit de nombreux programmes de refonte des systèmes de gestion de la Sécurité Sociale dans le monde. Nous avons ainsi accompagné la mise en place de réformes auprès de plus de 25 organismes de gestion des retraites comptant plus de 100 millions de bénéficiaires.

Avec plus de 25 années d’expérience dans le secteur social, nous avons développé un socle d’expertise reconnue autour de la gestion des retraites, construisant des solutions « sur-mesure » pour répondre aux problématiques de nos clients, dans une démarche innovante de création de valeur et de haute performance. Agilité, Fiabilité et Pérennité sont les maitres mots d’une approche permettant aux acteurs du monde de la protection sociale de bâtir les fondations d’un système des retraites soutenable à long terme et centré sur l’usager.

Contexte

Depuis 1945, notre système a été construit pour offrir à nos concitoyens un niveau de vie comparable à celui des actifs (à 96% aujourd’hui), avec notamment un taux de remplacement parmi les plus élevés en Europe (75% du revenu d’activité, contre 59% en moyenne au sein de l’OCDE).

Pourtant, il est aujourd’hui confronté à quatre défis majeurs:

  1. Conforter sa solidité sur le long terme. Selon l’INSEE , la proportion des plus de 60 ans dans la population totale va passer de 23% en 2010 à environ 31% en 2035. A taux d’emploi inchangé, cela signifie que chaque actif devra assumer la charge de 2,04 personnes en 2030 contre 1,77 en 2010.

  2. Répondre aux attentes des usagers. Les actifs réclament plus d’information et d’accompagnement pour comprendre leur future retraite et pouvoir agir de manière proactive sur le maintien de leur niveau de vie une fois à la retraite. Une étude menée par Accenture en 2012 a ainsi montré que près de 80% des Français interrogés étaient inquiets sur leur situation financière une fois retraités et que 53% considèrent ne pas avoir l’information nécessaire pour préparer correctement leur retraite. Tant les actifs que les retraités souhaitent bénéficier d’un système de retraite qui soit d’abord et avant tout construit et conçu en fonction de leurs attentes et de leurs besoins.

  1. Offrir une gestion plus efficiente. La construction progressive de notre système depuis plus de 60 ans a créé de fait une grande complexité dans la gestion des retraites. Ainsi, 35 régimes différents gèrent aujourd’hui la retraite de base et plusieurs centaines d’institutions sont impliquées, à un titre ou un autre, dans la gestion de nos retraites. Cette atomisation du paysage présente un double désavantage : elle complexifie la délivrance du service et elle est coûteuse, sans pour autant apporter une qualité de service supérieure aux autres pays européens. A cet égard, les coûts globaux de gestion des retraites représentent en France plus de 6 milliards d’euros par an, soit l’équivalent 2,3% des pensions versées : ce pourcentage est plus de deux fois supérieur à la moyenne européenne. Enfin, cette organisation fragmentée est aussi source de complexité vue ? des assurés et nourrit des interrogations quant à l’équité globale du système.

  2. Faire converger les politiques de retraite et d’autonomie. En 2030, 52% de nos concitoyens âgés de plus de 75 ans seront en perte d’autonomie. Le coût de la politique de prévention et de traitement de la perte d’autonomie sera alors d’environ 50 milliards d’euros par an, soit environ deux fois le déficit attendu des régimes de retraite. Il apparaît donc essentiel d’appréhender de manière globale la question du grand âge afin de concevoir des solutions – organisationnelles, financières, techniques - intégrant les enjeux de retraite et d’autonomie.

Recommandation

Offrir des réponses adaptées au moment opportun: consolider notre système de retraites

Face à ces enjeux, notre conviction est que les pouvoirs publics et les régimes de retraite doivent apporter des réponses fortes:

Mettre la réforme au service de la pérennité du système. Au-delà de la réforme paramétrique, c’est l’ensemble du système des retraites qu’il faut rendre plus performant, à travers son pilotage, son organisation et sa relation avec les usagers, en s’appuyant notamment sur les systèmes d’information. Cette performance dans la durée sera la meilleure garantie de pérennité du système.

Replacer l’usager au cœur du système. Toute transformation doit d’abord répondre aux attentes des usagers, actifs comme retraités, et leur offrir une expérience différenciée selon leurs besoins. L’information doit être accessible, pertinente et personnalisée. Nonobstant la complexité de leur organisation interne, les différents régimes doivent offrir à chacun, tout au long de sa vie professionnelle, les moyens d’agir et de prendre les bonnes décisions pour bénéficier plus tard de la meilleure retraite possible.

Il s’agit là d’un véritable enjeu de société : permettre aux citoyens de préparer et de profiter au mieux de leur « deuxième vie ».

Créer des synergies pour une gestion moins coûteuse. En favorisant les synergies et la convergence des organisations et modes de fonctionnement entre régimes, tout en respectant l’histoire et l’autonomie des régimes à dominante professionnelle, notre système doit accroître son efficience et au final coûter moins cher à la collectivité. Ramener la France à la moyenne européenne des coûts de gestion des retraites, c’est économiser chaque année entre 2 et 3 milliards d’euros qui ne bénéficient aujourd’hui ni aux actifs cotisants, ni aux retraités.

Intégrer les politiques du grand âge. La préservation de l’autonomie et du niveau de vie des personnes de plus de 75 ans doit être une priorité politique. Préparer l’autonomie à 75 ou 90 ans commence souvent à 60 ans, par un diagnostic de toutes les dimensions de la vie (logement, loisirs, services à la personne). Pour éviter de multiplier les structures de gestion, l’Etat et les collectivités locales doivent viser à l’intégration des services publics dans une approche globale « Grand âge », dont les retraites font partie, dans des structures les plus simples et plus lisibles pour l’usager.