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DERNIÈRE PUBLICATION


L’analytique vidéo au service de la vidéosurveillance publique

L’analytique vidéo permet d’aller plus loin en matière de vidéosurveillance pour en faire un outil de sécurité publique à la fois réactif et proactif.

PRESENTATION

Si les outils de vidéosurveillance ont connu une croissance exponentielle, leur efficacité reste toutefois entièrement conditionnée par la façon dont ils sont utilisés. Des pays tels que la France et le Royaume-Uni ont très fortement investi dans la vidéosurveillance, et dans certaines villes américaines comme Chicago, on compte selon les estimations jusqu’à 24 000 caméras connectées. De tels parcs rendent quasiment impossible toute analyse humaine. Lorsque des caméras de vidéosurveillance sont utilisées de manière proactive pour surveiller des événements en temps réel, il est en effet difficile pour leurs opérateurs de rester alerte en permanence pour visionner l’intégralité des images. Comme les criminels ne le savent que trop bien, 98 % des images vidéo ne sont en fait vues par personne, et encore moins sollicitées pour engager des actions. On peut donc légitimement s’interroger sur le véritable retour sur investissement des outils de vidéosurveillance, en tant que solutions de sécurité publique.

Avec la sophistication croissante de l’analytique vidéo, ces outils gagnent aujourd’hui en précision et en pertinence. Les agences de sécurité publique peuvent désormais associer leurs parcs de caméras de vidéosurveillance à des solutions d’analyse automatisée et pour que cela produise des avancées tangibles elles doivent :

  • Mettre en place une stratégie claire

  • Renouveler leur approche des partenariats et des interactions

  • Renforcer leur arsenal technologique

  • Mettre en place une approche dynamique et multicouche

En intégrant l’analytique vidéo à son réseau conventionnel, la police de Mons est parvenue à détecter plus d’incidents, à améliorer le service assuré auprès de ses citoyens et à renforcer la sécurité de sa ville.

CONTEXTE

Lorsque des caméras de vidéosurveillance sont utilisées de manière proactive pour surveiller des événements en temps réel, il est difficile pour leurs opérateurs de rester alerte en permanence pour visionner l’intégralité des images. Les limites de la concentration humaine sont connues : au bout de 20 minutes passées dans une salle de contrôle, un opérateur ratera probablement 95 % des incidents. L’immense volume des images à analyser constitue aussi, en soi, un problème lorsque des caméras de vidéosurveillance sont utilisées de manière réactive suite à un incident avéré. On sait en effet que 98 % des images vidéo ne sont vues par personne, et encore moins sollicitées pour engager des actions. On peut donc légitimement s’interroger sur le véritable retour sur investissement des outils de vidéosurveillance, en tant que solutions de sécurité publique.

Les problèmes de compatibilité entre les différents réseaux de vidéosurveillance utilisés par différentes agences, et l’absence d’intégration entre les systèmes de sécurité publique et les nouvelles technologies de types drones et caméras corporelles, ne font qu’ajouter à la complexité de la gestion des problématiques de sécurité publique.

L’Internet des objets au sein duquel des objets courants sont connectés en ligne pour collecter et recevoir des données, constituera sans doute le plus grand levier de productivité et de croissance pour de nombreuses organisations (publiques comme privées) au cours de la prochaine décennie.

PRINCIPALES CONCLUSIONS

L’analytique vidéo permet de générer rapidement des analyses, des alertes et des rapports à partir des images de vidéosurveillance. Elle permet même d’assurer une veille permanente à partir d’une multiplicité de caméras, sans risque d’erreurs liées à des interventions manuelles. L’analytique vidéo peut également être mobilisée dans le cadre d’un travail d’analyse fine post-incident. Des améliorations considérables ont été apportées à la précision des analyses vidéo et biométriques au cours des cinq dernières années.

Pour autant, les coupes budgétaires, l’émergence de nouvelles menaces, la baisse du nombre d’agents chargés de la sécurité publique, et le renforcement des exigences des citoyens nécessitent d’apporter de nouvelles réponses efficaces, abordables et durables.

Si elles sont utilisées intelligemment, les technologies de vidéosurveillance peuvent permettre de relever ces défis. Elles ne sauraient toutefois, à seules, elles avoir un effet dissuasif sur la délinquance. Les parcs de caméras sont aujourd’hui considérables ; les infrastructures existantes doivent désormais être capables de les exploiter de façon plus efficace. L’analytique vidéo est en train d’émerger comme une technologie beaucoup plus fiable (et perçue comme telle), qui permet d’alléger la charge de travail du personnel de sécurité afin qu’il puisse se consacrer à des tâches plus importantes. Elle permet également de mettre en place des solutions de sécurité publique qui répondent mieux aux besoins des citoyens.

ANALYSE

Les bancs d’essai réalisés par l’État de Singapour dans le cadre de l’initiative Safe City offrent un bel exemple d’application réussie des outils d’analytique vidéo. À travers ce programme, le gouvernement de Singapour entend mettre à profit les dernières avancées en matière de technologies analytiques de pointe pour améliorer ses solutions de sécurité publique, renforcer la sécurité, et gagner en efficacité dans le déploiement de ses services et l’utilisation de ses ressources. Accenture a collaboré avec six agences publiques singapouriennes (police, transports publics et environnement, notamment) pour procéder à des essais pilotes de la solution Safe City, avec l’aide de la plateforme Accenture Video Analytics Service.

Cette solution intègre des sources vidéo existantes et nouvelles au sein d’une plateforme analytique centralisée, et des tests ont été réalisés dans des conditions réelles lors de deux événements publics majeurs. Ces bancs d’essai ont montré qu’il était possible, grâce à l’utilisation conjuguée d’outils d’analytique vidéo de pointe et d’applications conviviales, d’anticiper les mouvements de foule, de coordonner les ressources, d’intervenir rapidement sur les incidents et de faciliter la collaboration entre les différentes agences publiques. L’État de Singapour est désormais en mesure de faire émerger, en temps réel, des éléments de compréhension exploitables, qui permettent d’apporter plus rapidement des réponses aux diverses situations qui se présentent.

Recommendations

Business models, modalités de partage des données, organisation du personnel : tous ces éléments sont reconfigurés sous l’effet de la dernière vague d’innovations numériques. Les agences de sécurité publique peuvent désormais associer leurs parcs de caméras de vidéosurveillance à des solutions d’analyse automatisée. Pour que cela produise des avancées tangibles elles doivent :

  • Elaborer une stratégie visant à intégrer l’analytique vidéo au sein de leur organisation au cours des cinq prochaines années, en tenant compte des spécificités de leurs besoins et contraintes opérationnels.

  • Inventer de nouveaux modes d’interaction avec le secteur privé pour avoir accès à leurs réseaux et autres ressources, et tirer parti des structures de support d’implémentation pour l’analytique vidéo.

  • Mettre en place une plateforme flexible en adoptant une solution intégrée et modulaire, en envisageant notamment des options flexibles telles que le stockage cloud.

  • Combiner diverses sources vidéo grâce à l’analytique vidéo de façon à conférer une nouvelle profondeur aux données de sécurité publique et à permettre la prise de décisions en temps réel.

VIDEOS

« Le travail de la police est avant tout fondé sur l’information, mais nous vivons dans un monde où les volumes de données croissent à un rythme exponentiel. Et cela concerne tous les types d’informations, et non pas seulement le signalement des actes de délinquance. »
JAMES SLESSOR
Directeur exécutif, pôle sécurité publique, Accenture

Les experts d’Accenture font part de leurs perspectives sur le rôle de l’analytique en tant qu’outil de lutte contre la criminalité
Les services de police ont résolument embrassé le numérique, de leurs relations avec les communautés jusqu’à la façon dont ils gèrent et stockent leurs informations. Comment peuvent-ils exploiter au mieux leurs informations grâce à l’analytique ?