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Changement de tendance en France en matière d'informatique médicale

L'adoption du dossier médical électronique et autres nouvelles technologies pour la santé est en baisse chez les praticiens français.

Présentation

Accenture a mené une enquête en ligne auprès de 3 700 médecins dans huit pays : Allemagne, Angleterre, Australie, Canada, Espagne, États-Unis, France et Singapour. Environ 500 médecins ont été interrogés dans chaque pays (sauf à Singapour, où ils étaient 200). L'étude visait à évaluer l'attitude des praticiens vis-à-vis des solutions d'information et de communication médicales et leur perception des avantages offerts par celles-ci.

Les résultats révèlent que, chez les praticiens français, l'adoption des systèmes informatiques de santé et des plateformes d'échange d'informations de santé (EIS) a légèrement baissé au cours des deux dernières années. Si nombre de praticiens français s'accordent à dire que l'utilisation de l'EIS, en particulier, n'entraîne pas la baisse de coût espérée pour leur organisation, ils admettent toutefois avoir largement bénéficié de la possibilité de s'adresser des patients entre confrères d'organisations différentes par voie électronique.

Contrairement aux autres pays interrogés, en France, l'utilisation systématique de l'EIS a diminué. Les médecins déclarent néanmoins tirer de l'EIS d'importants bénéfices, parmi lesquels une amélioration de la qualité des décisions et une réduction du nombre d'erreurs médicales.

Les médecins des huit pays interrogés ont, dans leur grande majorité, cité le coût comme le principal obstacle à l'adoption du dossier médical électronique (DME). L'accès du patient, au moins en partie, aux éléments de son DME, et la possibilité pour ce dernier de les mettre à jour, sont apparus comme des conditions minimum.

Contexte

La France a connu une importante augmentation du nombre de médecins s'adressant des patients entre confrères de différentes organisations par voie électronique. Toutefois, plusieurs autres fonctions des plateformes d'échange d'informations de santé et des systèmes informatiques de santé ne sont pas aussi solides que l'année précédente en France. Par exemple, le nombre de médecins utilisant l'envoi électronique des commandes aux laboratoires a chuté de 42 % entre 2011 et 2012. Le nombre de médecins en France pratiquant la prescription électronique a quant à lui chuté de 36 %.

En 2011, les praticiens espagnols affichaient le taux le plus élevé d'adoption des solutions informatiques de santé et de l'EIS. Cette tendance s'est confirmée en 2012. La France a connu une légère baisse de l'adoption des solutions informatiques de santé et de l'EIS entre 2011 et 2012.

En France, contrairement à la plupart des autres pays, l'utilisation systématique de l'EIS a baissé. Dans le même temps, l'EIS est de moins en moins perçu comme un moyen efficace de réduire les coûts. En 2012 en effet, les médecins ont été moins nombreux qu'en 2011 à trouver que l'utilisation de l'EIS avait réduit les coûts de leur organisation ou service.

Analyse

Pour la seconde année consécutive, le principal obstacle à l'adoption du dossier médical électronique (DME) et à l'EIS cité par les médecins reste le coût. En France, les praticiens ont mentionné la difficulté d'utilisation des systèmes de DME, le manque d'expertise technique et le manque de facilité d'accès à un ordinateur comme des soucis de plus en plus importants.

En dépit des avantages que les praticiens français déclarent tirer de l'utilisation de l'EIS (meilleure qualité des décisions et moins d'erreurs médicales qu'en 2011), il apparaît que nombre des bénéfices attendus ne se sont pas concrétisés en 2012. Les médecins ont été moins nombreux à signaler des temps d'attente réduits pour les patients et un risque moindre de litige. Le nombre de médecins convaincus que l'EIS réduit les coûts pour le service ou l'organisation a chuté de 30% entre 2011 et 2012.

De plus, aucune amélioration n'a été constatée pour ce qui est de la capacité à voir un nombre plus important de patients chaque jour et d'améliorer l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée. On constate au contraire un recul de 31 % et de 21 %, respectivement. Ces chiffres sont similaires au total des huit pays.

Recommendation

Une étude Accenture menée en 2012 auprès des médecins, compare les résultats de cette enquête à ceux de l'année précédente afin de mettre en évidence les perceptions dominantes des médecins d'aujourd'hui et les tendances relatives aux systèmes informatiques de santé.

D'après l'enquête menée en 2012 par Accenture auprès d'un échantillon de médecins, les systèmes informatiques de santé et l'échange d'informations de santé (EIS) s'imposent dans le monde entier. Il est encourageant de constater que les médecins utilisent ces solutions en France et dans les huit pays sondés. Ces pays ont atteint au cours de l'année le stade de maturité dans leur utilisation routinière de l'EIS ou dans l'adoption et l'utilisation des systèmes informatiques de santé, voire les deux.

L'enquête réalisée en 2012 par Accenture auprès des médecins s'est également intéressée aux différences de maturité entre les médecins généralistes et les spécialistes. Les résultats indiquent une augmentation de l'adoption des systèmes informatiques de santé et de l'IES chez les deux catégories de praticiens, en particulier aux États-Unis, mais aussi à Singapour.