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COMMUNIQUÉ DE PRESSE


Etude Accenture : Le rôle stratégique du numérique dans la croissance européenne

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La plupart des dirigeants interrogés s’attendent à ce que le numérique transforme les modèles économiques dans leur secteur d’activité au cours des 12 prochains mois.

Paris, le 15 mai 2014 – La grande majorité des responsables d’entreprises européennes considèrent que les technologies numériques sont importantes pour améliorer la compétitivité et la croissance économique en Europe, selon une étude menée par Accenture. La moitié d’entre eux estiment toutefois que, pour ce qui est du développement de ces technologies, l’Europe se laissera distancer par les États-Unis et la Chine au cours des trois prochaines années.

L’étude réalisée par Accenture pour l’European Business Summit, en collaboration avec BUSINESSEUROPE, présente les points de vue de plus de 500 cadres dirigeants d’entreprises à travers l’Europe, qui livrent leurs prévisions de croissance pour l’Europe et leurs attentes quant au rôle que peuvent jouer les technologies numériques pour y soutenir la reprise.

Les décideurs, note l’étude, se montrent de plus en plus optimistes s’agissant des perspectives de croissance en Europe, malgré les prévisions du FMI qui table sur un taux deux fois moins élevé que dans l’ensemble des économies développées pour 20141. Ainsi, 60 % des participants à l’enquête se disent confiants concernant les perspectives de croissance en Europe et ne doutent pas qu’elles s’amélioreront au cours des trois prochaines années, alors qu’ils n’étaient que 46 % à partager cet avis l’an dernier. Si 61 % des répondants estiment que l’Europe est aujourd’hui compétitive sur la scène internationale, 47 % pensent qu’elle gagnera en compétitivité au cours des trois prochaines années – et seul un quart d’entre eux (26 %) s’attendent à un recul dans ce domaine.

En revanche, même si l’importance des technologies numériques pour la compétitivité de l’Europe est reconnue par 96 % des participants, les responsables d’entreprises redoutent que l’Europe ait fort à faire pour rivaliser avec les autres économies de premier plan. Si 51 % jugent que l’Europe devance la Chine dans le développement et l’utilisation du numérique aujourd’hui, ils ne sont que 30 % à penser que ce sera le cas dans trois ans. De plus, 61 % estiment que l’Europe accuse actuellement un retard sur les États-Unis, et plus de la moitié (53 %) s’attendent à ce que ce soit le cas en 2017.

« Si les responsables d’entreprises en Europe estiment que la croissance chinoise sera un élément moteur pour les économies américaines et européennes, la compétitivité de l’Europe en matière de technologies numériques ne répond pas à la même logique », précise Christian Nibourel, président d’Accenture France Benelux. « La Chine perfectionne actuellement ses capacités numériques, mais les entreprises européennes ne doivent pas sous-estimer le dynamisme et la capacité d’innovation des États-Unis, qui pourraient leur permettre de conserver leur avantage sur l’Europe en matière de compétitivité numérique. Le potentiel de croissance en Europe est réel mais, dans un monde où la concurrence s’intensifie, ses gouvernants devront agir pour donner un coup d’accélérateur à l’économie numérique et la faire passer à la vitesse supérieure. »

L’étude d’Accenture souligne également les répercussions immédiates et profondes attendues par les responsables d’entreprises européennes sur leurs secteurs d’activité.

62 % des répondants estiment que le numérique modifiera considérablement ou transformera complètement les modèles économiques dans leur secteur au cours des 12 prochains mois, et près des deux tiers (63 %) craignent que leur clientèle ne se tourne vers la concurrence s’ils n’opèrent pas leur transition technologique dans l’intervalle. Pourtant, leurs investissements numériques ont davantage pour objectif de dégager des gains d’efficacité (60 %) que de se servir des technologies numériques pour transformer les produits et les services (40 %).

Pierre-François Kaltenbach, directeur de l’activité conseil en Stratégie d’Accenture France, commente : « Le numérique contribue certes à dégager des gains d’efficacité et à réduire les coûts, mais se polariser exclusivement sur ces résultats, c’est minimiser la capacité de ces technologies à stimuler la croissance. Le numérique permet d’actionner deux des principaux leviers de la compétitivité : la productivité et l’innovation. Les entreprises devraient donc orienter une part plus conséquente de leurs dépenses actuellement réalisées dans le numérique vers des initiatives sources de croissance et inscrire ces technologies au cœur de leurs stratégies commerciales. »

Bien que 80 % des responsables d’entreprises ne connaissent pas le détail de l’Agenda numérique pour l’Europe, la plupart d’entre eux ont confiance en la voie dans laquelle s’engage l’Union Européenne. Près des deux tiers des participants (63 %) font preuve d’optimisme : selon eux, l’Europe possède le niveau d’activité adéquat pour réaliser sa transformation numérique. Toutefois, lorsqu’ils sont interrogés sur les actions majeures à entreprendre pour améliorer la compétitivité de l’Europe, ils citent la multiplication des investissements dans une nouvelle génération d’infrastructures numériques dans l’UE (40 %), le développement de pôles de compétitivité pour favoriser l’innovation et la création d’emplois (38 %) et la mise en place de nouvelles stratégies pour créer un environnement propice à la réussite des entreprises (35 %).

Marcus Beyrer, directeur général de BUSINESSEUROPE, conclut : « Une intégration réussie des technologies numériques est nécessaire à la compétitivité globale de l'Europe. Le numérique ne doit pas être considéré comme un secteur en soi, mais comme le catalyseur de la croissance de l'entreprise, même dans les secteurs «traditionnels» de l'économie. Le secteur industriel connaît un changement conséquent lié aux TIC. Des innovations, telles que les services de cloud computing ou d'analyse des données améliorent l'efficacité des processus industriels et les machines connectées intelligentes pourraient ajouter plus de 2 000 milliards au PIB de l'Europe en 2030 2. Il est nécessaire que toutes les mesures réglementaires soient prises dans les différents domaines afin d'assurer la cohérence et de permettre la transformation numérique de l'Europe. »

1 Source : Fonds monétaire international, « Mise à jour des perspectives de l’économie mondiale - Marée montante ? », 21 janvier 2014, http://www.imf.org/external/pubs/ft/weo/2014/update/01/pdf/0114f.pdf
2 Source : GE, “Industrial Internet could add €2.2 Trillion to European GDP by 2030, says GE report” (News Release), June 19, 2013, http://www.genewscenter.com/Press-Releases/Industrial-Internet-could-add-2-2-Trillion-to-European-GDP-by-2030-says-GE-report-407d.aspx

Méthodologie

L’étude d’Accenture intitulée « Accelerating Europe’s Comeback » s’appuie sur les résultats de 513 entretiens téléphoniques organisés avec des cadres dirigeants d’entreprises en Europe, entre février et mars 2014.

A propos d'Accenture

Accenture est une entreprise internationale de conseil en management, technologies et externalisation. Combinant son expérience et ses capacités de recherche et d’innovation développées et mises en œuvre auprès des plus grandes organisations du monde sur l’ensemble des métiers et secteurs d’activité, Accenture aide ses clients - entreprises et administrations - à renforcer leur performance. Avec 289 000 employés intervenant dans plus de 120 pays, Accenture a généré un chiffre d'affaires de 28,6 milliards de dollars au cours de l'année fiscale clôturée le 31 août 2013. Site Internet : www.accenture.com