Skip to main content Skip to Footer

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

L’Internet industriel des objets va stimuler la croissance économique mais une action accrue des pouvoirs publics et des entreprises sera nécessaire pour en exploiter tout le potentiel, selon une étude d’Accenture​

La main-d’œuvre du futur bénéficiera de ces nouvelles technologies numériques

Paris, le 21 janvier 2015 – Alors que la croissance économique reste incertaine, l’Internet industriel des objets pourrait contribuer pour 14 200 milliards de dollars à la production mondiale d’ici 2030, selon une nouvelle étude d’Accenture. Cependant, ces gains potentiels ne sont pas garantis car ni les entreprises ni les pouvoirs publics ne mettent en place les conditions nécessaires à une large adoption des nouvelles technologies numériques.

L’Internet industriel des objets (IIoT), qui ouvre la voie à de nouveaux services numériques et modèles économiques reposant sur des équipements et machines connectés et intelligents, devrait particulièrement stimuler la croissance sur les marchés matures, selon l’étude intitulée Winning with the Industrial Internet of Things. A l’horizon 2030, les investissements dans l’IIoT et les gains de productivité escomptés devraient ajouter 6 100 milliards de dollars au PIB cumulé des Etats-Unis. Si le pays investissait 50 % de plus dans ces technologies et améliorait des facteurs clés tels que ses compétences et ses réseaux haut débit, les gains pourraient atteindre 7 100 milliards de dollars en 2030, soit une hausse du PIB de 2,3 % comparativement aux projections.

  • L’Allemagne pourrait augmenter son PIB cumulé de 700 milliards de dollars (+1,7 %) d’ici à 2030 en prenant des mesures supplémentaires similaires. Pour le Royaume-Uni, le bénéfice pourrait s’élever à 531 milliards de dollars (+1,8 %) sur la même période.

  • Pour la Chine, les retombées économiques de l’IIoT semblent être plus importantes que pour la Russie, l’Inde ou le Brésil. En engageant des actions dans ce domaine, Pékin pourrait voir son PIB cumulé croître de 1 800 milliards de dollars (+1,3 %) en 2030, par rapport aux prévisions.

Impact de l'internet industriel des objects sur le PIB francais

Cependant, l’étude révèle que ces gains sont en partie conditionnels car 73 % des entreprises doivent encore établir des plans concrets pour l’IIoT, selon une enquête réalisée auprès de plus de 1 400 dirigeants d’entreprise, dont 736 directeurs généraux. En effet, seuls 7 % d’entre eux ont élaboré une stratégie complète, assortie des investissements correspondants.

D’après cette enquête, le manque d’engagement envers l’IIoT s’explique dans une large mesure par la difficulté à mettre ces technologies en œuvre pour en tirer de nouvelles sources de revenus. Bien qu’une majorité (57 %) de ces responsables déclarent que de nouveaux revenus représentent la plus grande opportunité offerte par l’IIoT, moins d’un sur sept (13 %) estime que son entreprise va effectivement en tirer profit. Les entreprises se focalisent plutôt sur les gains d’efficacité que l’IIoT peut engendrer, et voient dans l’amélioration de la productivité et la réduction des dépenses opérationnelles (citées respectivement par 46 et 44 % des participants à l’enquête) les retombées positives les plus probables dans leur cas.

« L’Internet industriel des objets est d’ores et déjà une réalité et contribue à l’amélioration de la productivité et à la réduction des coûts », observe Paul Daugherty, directeur de la technologie d’Accenture. « Toutefois son potentiel économique ne sera pleinement exploité que si les entreprises ne se bornent pas à utiliser les technologies numériques pour obtenir des gains d’efficacité mais exploitent le potentiel de création de valeur des données pour créer de nouveaux marchés et de nouvelles sources de revenus. Cela implique un changement radical de leur mode de fonctionnement : il leur faut travailler avec leurs concurrents, nouer des partenariats avec les entreprises d’autres secteurs, revoir les structures de leur organisation et investir dans de nouvelles compétences. »

Des conditions peu favorables freinent certains pays

Dans de nombreux pays, les conditions ne sont pas assez favorables pour l’adoption rapide de l’IIoT, comme le montre l’analyse par Accenture de 20 économies majeures. Les Etats-Unis, la Suisse, les pays nordiques et les Pays-Bas se classent aux premiers rangs, tandis que l’Espagne et l’Italie figurent aux côtés de la Russie, de l’Inde et du Brésil parmi les nations où les conditions sont les moins propices. Il s’agit notamment de limitations en termes d’infrastructures, de compétences ou des fondements institutionnels nécessaires pour favoriser une généralisation des nouvelles technologies. L’étude recommande aux entreprises d’aider les pouvoirs publics à identifier les améliorations requises afin d’encourager un accroissement des investissements dans l’IIoT et de développer son adoption.

« L’Internet industriel des objets a la capacité d’améliorer nettement la productivité et la compétitivité des économies industrielles mais des conditions peu favorables, en particulier l’absence de compétences numériques, vont freiner de nombreux pays », souligne Bruno Berthon, directeur d’Accenture Stratégie France Benelux. « Les industriels doivent coopérer avec les responsables politiques à la mise en place des leviers nécessaires. Ils ne doivent pas se contenter de favoriser l’esprit d’innovation et d’entreprise - indispensable pour la création et l’application à grande échelle des technologies numériques dans leurs économies- mais s’efforcer également d’attirer les investisseurs étrangers à la recherche des meilleurs sites pour leurs opérations internationales. »

Index des facteurs favorisant une adoption rapide de I’lloT par pays

Des conditions peu favorables freinent certains pays

87 % des dirigeants d’entreprise interrogés pensent que l’IIoT sera un créateur net d’emplois. Une étude parallèle réalisée par Accenture et le World Economic Forum indique que les technologies numériques auront un impact positif sur la main-d’œuvre du futur en développant les compétences existantes et en permettant aux ouvriers d’effectuer des tâches plus sophistiquées. Par exemple, les foreurs pourraient piloter leur matériel à distance, ce qui faciliterait leur collaboration avec les ingénieurs et les analystes de façon à améliorer la précision et la productivité des opérations de forage.

« L’Internet industriel des objets fera de chaque ouvrier un travailleur du savoir, en permettant aux opérateurs de machines ou autres ouvriers d’exploiter des données pour étendre les capacités existantes de leur équipement », précise Paul Daugherty. « Ce n’est pas seulement une question de productivité mais aussi d’aptitude à offrir une valeur ajoutée avec l’aide de données fournies aux travailleurs par de nouveaux moyens. L’IIoT ne va pas seulement enrichir le travail, il va également aboutir à des environnements de travail plus virtuels et collaboratifs, et créer des catégories d’emplois entièrement nouvelles. »

Trois façons d’accélérer la large adoption de l’iiot

Accenture a identifié trois domaines où les entreprises doivent agir pour développer l’adoption de l’IIoT :

  • Réinventer les modèles sectoriels. Les entreprises devront repenser leur organisation, leurs partenariats et leurs opérations. Par exemple, les industriels de l’agrochimie devront collaborer avec des éditeurs de logiciels, des fournisseurs de données climatiques et des opérateurs satellites afin d’améliorer le rendement des récoltes sur des sites et dans des conditions spécifiques. Les fabricants devront quant à eux décentraliser leurs activités alors que des technologies telles que l’impression 3D permettront de rapprocher la production des clients.

  • Mettre à profit la valeur des données. Cela passe par l’instauration de normes d’interopérabilité et de sécurité assurant le partage de données inter-entreprises en toute confiance. De nouveaux modèles financiers seront en outre nécessaires pour des offres de paiement à l’usage et d’autres reposant sur des services.

  • Préparer l’avenir du travail. Un accès accru aux données nécessitera des environnements de travail décentralisés pour permettre la délégation de la prise de décision à ceux qui se trouvent en première ligne. De nouvelles structures d’organisation seront nécessaires pour faciliter une collaboration plus créative avec leurs homologues des entreprises partenaires.

Retrouvez Accenture et des industriels leaders pour des discussions sur l’IIoT retransmises en direct de Davos les 21 et 23 janvier: rendez-vous sur http://www.accenture.com/us-en/landing-pages/Pages/industrial-internet-of-things-webcasts.aspx.

Pour prendre connaissance de l’ensemble des analyses d’Accenture sur l’IIoT, consultez le site www.accenture.com/IIOT.

A propos d’accenture

Accenture est une entreprise internationale de conseil en management, technologies et externalisation, avec 319 000 employés intervenant dans plus de 120 pays. Combinant son expérience et ses capacités de recherche et d’innovation développées et mises en œuvre auprès des plus grandes organisations du monde sur l’ensemble des métiers et secteurs d’activité, Accenture aide ses clients - entreprises et administrations - à renforcer leur performance. Accenture a généré un chiffre d'affaires de 30 milliards de dollars au cours de l'année fiscale clôturée le 31 août 2014. Site Internet: www.accenture.com/fr