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COMMUNIQUE DE PRESSE


Etude Accenture sur les hôpitaux européens

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Près de la moitié des 1 522 hôpitaux étudiés risqueraient de ne pas pouvoir honorer leurs engagements financiers

Paris, le 3 avril 2014 – Selon une étude réalisée par Accenture dans neuf pays et rendue publique ce jour à l’occasion de la Conférence WoHIT se tenant actuellement à Nice, un-tiers (33 %) des hôpitaux européens enregistrent des pertes d’exploitation et affichent un résultat négatif après impôt. Cette étude, qui dresse un état des lieux des hôpitaux européens, s’appuie sur un examen des états financiers 2011 de plus de 1 500 hôpitaux de neuf pays : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Italie, Norvège, Portugal et Suisse.

Trois critères d’évaluation en structurent les résultats : la solvabilité des hôpitaux, le risque qu’ils ne puissent pas honorer leurs engagements financiers et leur rentabilité d’exploitation.

Pour chacun des pays sondés, ces critères permettent de révéler la proportion d’hôpitaux présentant un « risque de défaut de paiement faible, accru ou élevé ».

Sur ce principe, près de la moitié (46 %) des hôpitaux étudiés encourraient un risque de ne pas pouvoir honorer leurs engagements financiers, comme le paiement de leurs fournisseurs de service.

Pour Kiryakos Chebel, directeur des activités Santé d’Accenture en France : « Les hôpitaux doivent faire preuve de la même vigilance que les entreprises commerciales dans la gestion de leur budget s’ils veulent préserver la stabilité de leur activité. »

En France, près de la moitié (46 %) des hôpitaux français présenteraient un « risque faible » de défaut de paiement. Pour un-quart d’entre eux, ce risque serait «élevé ». A titre de comparaison, au Portugal ou en Norvège, respectivement 59 % et 41 % des hôpitaux présenteraient un risque « élevé » de défaut de paiement.

Au-delà de leur capacité à honorer leurs engagements financiers, les établissements qui disposent d’une marge bénéficiaire importante (marge d’EBE [1]) sont également en mesure de financer leurs investissements avec leur trésorerie d’exploitation. La France affiche la deuxième rentabilité d’exploitation la plus élevée, avec une marge d’EBE moyenne de 10,7 %. Cependant, cette trésorerie pourrait ne pas suffire à couvrir les déficits puisque près de la moitié des hôpitaux présentent un risque de défaut de paiement. L’Italie enregistre pour sa part la rentabilité d’exploitation la plus forte, avec une marge d’EBE de 12,1 %, près de quatre fois supérieure à celle de la Suisse. Bien que 48 % des hôpitaux italiens encourent un risque financier, celui-ci est considéré comme « élevé » pour seulement 16 % d’entre eux.

« Si la gestion financière des hôpitaux français n’évolue pas, les usagers risquent de voir se développer des qualités de soins variables d’un établissement à l’autre, tandis que certains établissements pourraient même être contraints de fermer », ajoute Kiryakos Chebel. « Les hôpitaux doivent travailler à un retour à l’équilibre financier. »

Méthodologie de l’étude

Le rapport de notation des hôpitaux d’Accenture a été réalisé dans le but d’évaluer les résultats financiers des hôpitaux européens. En collaboration avec RWI, Accenture a examiné les états financiers publics de 2011 de 1 522 hôpitaux, soit 30 % de la totalité des hôpitaux des neufs pays étudiés : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Italie, Norvège, Portugal et Suisse. L’échantillon se compose de structures privées et publiques, qui ne sont pas représentées à parts égales, sauf en ce qui concerne l’Espagne, où seuls des hôpitaux privés ont été pris en compte, les données des établissements publics n’étant pas rendues publiques.

L’étude a évalué la solvabilité des établissements, leur risque de défaut de paiement et leur rentabilité d’exploitation. Un modèle de classification, établi à partir des catégories de notation MORE, a permis d’évaluer la solvabilité en fonction du bilan des hôpitaux et de l’analyse de leur compte de résultat. Celle-ci a permis de calculer deux variables clés : le risque de défaut de paiement, qui indique la probabilité pour une entreprise de ne pas honorer ses engagements financiers, et la marge d’EBE (excédent brut d’exploitation), qui prend en compte une estimation du flux de trésorerie d’exploitation de l’entreprise, c’est-à-dire sa rentabilité d’exploitation.

A propos d'Accenture

Accenture est une entreprise internationale de conseil en management, technologies et externalisation. Combinant son expérience et ses capacités de recherche et d’innovation développées et mises en œuvre auprès des plus grandes organisations du monde sur l’ensemble des métiers et secteurs d’activité, Accenture aide ses clients - entreprises et administrations - à renforcer leur performance. Avec 289 000 employés intervenant dans plus de 120 pays, Accenture a généré un chiffre d'affaires de 28,6 milliards de dollars au cours de l'année fiscale clôturée le 31 août 2013. Site Internet : www.accenture.com.

Avertissement :
L’étude d’Accenture s’est limitée à un examen général. Accenture n’est pas autorisée, certifiée, ni enregistrée dans quelque juridiction que ce soit comme professionnel de la comptabilité, de l’audit, de la tenue des comptes ou du conseil en matière juridique ou fiscale. Les recherches présentées ci-dessus ne comprenaient pas les travaux, qui en vertu de la loi ou des pratiques habituelles, sont fournis par ces professionnels ou dont la réalisation leur est réservée. Accenture n’a aucunement l’intention d’utiliser cette étude à des fins de conseils juridiques, comptables, d’audit ou fiscaux.

[1] Excédent brut d’exploitation, soit le résultat avant frais financiers, impôt, dépréciation et dotation aux amortissements.