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D’après une étude européenne d’Accenture, les responsables d’entreprises estiment que l’Europe doit développer son secteur manufacturier afin de préserver sa compétitivité internationale

D’après une étude européenne d’Accenture, les responsables d’entreprises estiment que l’Europe doit développer son secteur manufacturier afin de préserver sa compétitivité internationale.

Présentation


Ce renouveau industriel nécessite que l’Union Européenne soit en tête en termes d’efficacité énergétique, d’innovation technologique et de réponse à l’évolution du comportement des consommateurs

Paris, le 16 mai 2013 – La grande majorité des décideurs européens pensent que l’Union Européenne doit développer la taille de son secteur manufacturier afin de ne pas perdre sa compétitivité, selon une nouvelle étude réalisée par Accenture pour le compte de BUSINESSEUROPE. L’étude révèle également la préoccupation de ces derniers quant à la compétitivité de l’Europe en matière d’innovation technologique, d’énergie et de compétences disponibles.

Les résultats de l’enquête menée auprès de plus de 500 cadres dirigeants d’entreprises à travers l’Union Européenne indiquent que, si leur confiance demeure limitée sur le court terme, ceux-ci se montrent optimistes au sujet des perspectives européennes à long terme. 64 % jugent qu’en dépit des taux de croissance actuels, l’industrie européenne conserve sa compétitivité au niveau international.

Présentée sous la forme d’un rapport, intitulé Unlocking Industrial Opportunities, aux responsables politiques et d’entreprises réunis à l’occasion de l’European Business Summit, l’enquête révèle que 82 % des participants pensent que l’UE doit accroître d’un quart la part du secteur manufacturier dans son PIB, et la faire passer ainsi de 16 % (son niveau actuel) à 20 %, afin d’assurer sa compétitivité économique sur le long terme.

Les résultats font ressortir des divergences d’opinion en Europe. Les Allemands ont nettement plus confiance dans les perspectives européennes de reprise économique et de compétitivité. Ils font également preuve d’optimisme quant à la capacité des politiques de l’UE à contribuer à l’augmentation de la part de la production industrielle dans l’économie.

« L’Europe n’est pas homogène et la crise a fait apparaître des différences de compétitivité entre les pays, commente Fernand Dimidschstein, responsable de l’activité conseil en management d’Accenture France Benelux. Bien que cela ait causé des tensions monétaires au sein de la zone euro, cette diversité est un atout que l’Europe doit exploiter pour pouvoir opérer un redressement industriel et rester compétitive dans divers secteurs. Cependant, la diversité signifie également que les réponses politiques doivent être de plus en plus adaptées aux besoins spécifiques de chaque économie. »

Le rapport met en lumière trois vagues de changement qui soulignent les grands enjeux auxquels l’Europe doit faire face, mais que les décideurs européens pourraient transformer en relais de croissance.

Innovation technologique

Tandis que les participants à l’enquête sont unanimes à reconnaître l’importance de l’innovation technologique pour la compétitivité future de l’industrie européenne, plus de deux tiers (71 %) pensent que la Chine sera au même niveau voire plus avancée que l’Europe dans le domaine de l’innovation technologique d’ici à dix ans, et même 55 % estiment que la Chine sera devant. Leurs trois principaux souhaits portent sur une réduction de la fiscalité applicable à la R&D, sur un accroissement des investissements publics dans la R&D et les nouvelles technologies, ou encore sur une amélioration des conditions de soutien de l’innovation par le secteur financier.

Efficacité énergétique

Cinquante-huit pour cent des dirigeants interrogés se déclarent pessimistes quant aux capacités d’économie d’énergie de l’industrie européenne par rapport aux autres grands marchés d’ici à trois ans. Neuf participants sur dix jugent important voire essentiel que l’Europe réduise sa dépendance vis-à-vis des importations énergétiques afin de favoriser la croissance industrielle. Les deux principales mesures citées pour relever les défis en la matière concernent l’amélioration de l’efficacité énergétique et un soutien accru aux énergies renouvelables. Cela laisse à penser que les décideurs ne voient pas de contradiction entre la nécessité de rester compétitifs avec les autres pays sur le court terme et l’investissement dans une économie à faible empreinte carbone à longue échéance.

Nécessité d’amélioration des compétences et de progrès dans la finance

Le rapport d’Accenture identifie la reconstitution des compétences et le renforcement du secteur financier comme étant les deux principaux facteurs permettant de mettre à profit les trois vagues de changement. Cependant, alors que deux tiers des responsables allemands interrogés jugent leur personnel compétitif, 53 % en moyenne des décideurs européens ne sont pas de cet avis, et cette proportion atteint même 78 % en Espagne. L’investissement dans l’éducation et la formation pour « les emplois du futur » est considéré comme la mesure prioritaire. L’amélioration des compétences linguistiques et l’utilisation des nouvelles technologies au service de la formation tout au long de la vie sont également citées comme priorités.

Le rapport révèle que les investissements des entreprises en Europe sont freinés par l’incertitude qui plane sur la demande et, dans certains cas, par une baisse de la rentabilité. Or l’évolution de la réglementation ne rétablit pas la confiance. Cinquante-six pour cent des responsables interrogés ne croient pas que les nouvelles directives financières de la Commission européenne puissent soutenir efficacement le financement des investissements des entreprises. Les participants à l’enquête désignent le plus fréquemment l’accès aux marchés de capitaux (54 %) et un développement du capital-risque pour le financement des start-up comme les actions à mener en priorité pour inverser le recul actuel de ces investissements.

« Les entreprises de la zone euro ont en réserve quelque 2 000 milliards d’euros de trésorerie alors que l’UE compte plus de 25 millions de chômeurs, souligne Fernand Dimidschstein. Il est essentiel de débloquer ce gigantesque capital financier et humain afin de soutenir les autres efforts destinés à relancer la croissance et à améliorer la compétitivité européenne. »

« L’Europe a besoin d’un secteur industriel robuste et compétitif pour bénéficier d’une croissance durable, ce qui nécessite une politique industrielle soigneusement conçue pour stimuler l’emploi et la croissance, explique Jürgen R. Thumann, Président de BUSINESSEUROPE. Nous devons sortir des sentiers battus et replacer le secteur industriel au cœur de la politique européenne. Ce rapport, qui trace de nombreuses pistes pour aller de l'avant, va nourrir les réflexions de tous les participants de l’European Business Summit cette année. A présent, mettons-nous au travail ! »

A propos d'Accenture

Accenture est une entreprise internationale de conseil en management, technologies et externalisation. Combinant son expérience et ses capacités de recherche et d’innovation développées et mises en œuvre auprès des plus grandes organisations du monde sur l’ensemble des métiers et secteurs d’activité, Accenture aide ses clients - entreprises et administrations - à renforcer leur performance. Avec environ 261 000 employés intervenant dans plus de 120 pays, Accenture a généré un chiffre d'affaires de 27,9 milliards de dollars au cours de l'année fiscale clôturée le 31 août 2012. Site Internet : www.accenture.com.