Paris, le 27 septembre 2005 - A l'heure du vieillissement généralisé de la population, la retraite et en particulier le départ à la retraite deviennent un véritable enjeu de société. Une étude menée par Accenture dans sept pays nous permet aujourd'hui de mieux appréhender les perceptions d'une population active et âgée de 40 à 50 ans, se projetant d'ores et déjà dans le départ à la retraite. Allemands, Américains, Australiens, Britanniques, Chinois, Espagnols et Français nous livrent leurs impressions sur leur future retraite : l'âge et les modalités du départ, les conditions financières, la formation, le management et l'impact sur l'emploi.
Age moyen de départ à la retraite : 61,3 ans
Sur les sept pays étudiés, la population active envisage de quitter le monde du travail vers 61 ans. Une moyenne d'âge finalement assez conforme avec les âges de départ officiellement fixés dans chaque pays, avec toutefois deux exceptions :
- les Français interrogés ont encore à l'esprit de partir vers 60 ans, malgré les nouvelles conditions de départ à la retraite amenées par la loi Fillon
- les Chinois souhaitent partir tôt : près de la moitié veut partir entre 50 et 54 ans, alors que l'âge légal est fixé dans leur pays à 60 ans pour les hommes et 55 ans pour les femmes.
Une stabilité plébiscitée par l'ensemble des sondés
Agés de 40 à 50 ans et à ce niveau d'expérience, la grande majorité des sondés (73%) aspire à un maximum de stabilité en ce qui concerne leur emploi. Ils revendiquent l'envie de rester chez le même employeur, au même poste ou à un poste différent jusqu'à leur départ. C'est un sujet qui fait en particulier l'unanimité chez les Français, puisque 90% d'entre eux ne songent pas à changer d'employeur d'ici à leur départ à la retraite. Ce qui ne les empêche pas d'afficher une réelle volonté d'élargir leurs compétences (69% chez les Français et 74% pour la moyenne des pays étudiés).
Compensation financière : l'employeur plus rassurant que l'Etat
Les résultats de l'enquête révèlent un niveau de satisfaction plutôt élevé quant aux efforts fournis par les entreprises en matière de compensation financière. Les Européens sont plutôt satisfaits, avec des scores variant entre 40 et 60%. Les Américains et les Australiens expriment une réelle reconnaissance vis-à-vis de leur employeur avec des notes excellentes pour respectivement 22% et 27 % d'entre eux.
En revanche, lorsqu'il s'agit d'évaluer les systèmes mis en place par l'Etat, les avis sont plus mitigés. Les Américains (68%), les Français (57%) et les Espagnols (48%) sont relativement plus inquiets. Quant aux autres pays, les avis ne sont pas véritablement tranchés : ils n'expriment ni confiance absolue, ni profonde inquiétude.
Bouchées doubles sur la formation
A l'exception de la Chine, le niveau de satisfaction à l'égard des efforts de formation est largement favorable. En tête des pays, 75% des Français pensent bénéficier d'un niveau de formation bon voire excellent de la part de leur employeur.
Transfert des connaissances : une pratique encore marginale
Français et Chinois pensent, pour un tiers d'entre eux, que leur employeur les laissera partir à la retraite sans organiser de transfert de connaissances. De manière générale, les méthodes et outils de transfert des connaissances donnent l'impression d'être peu formalisés et déployés de manière hétérogène selon les pays.