Paris, Le 20 mars 2008 – Selon une étude Accenture réalisée auprès des plus grandes entreprises françaises, 82% d'entres elles considèrent que le développement durable est un facteur de différenciation. Plus de la moitié (60%) des entreprises françaises voit dans le développement durable une opportunité de création de valeur et de développement d'activité. Une infime minorité (5%) le perçoit comme une menace.
Parmi les cinq premières motivations citées comme moteurs pour engager des actions de développement durable, trois sont au cœur de l'activité économique des entreprises : attentes des clients (42%), nouveaux produits ou services (43%) et réduction des coûts (56%).
«Vécu à l'origine comme une contrainte éthique ou réglementaire, le développement durable est aujourd'hui considéré, par les entreprises, comme une véritable opportunité de croissance et de différentiation sur leurs marchés, déclare Sylvie Ouziel, Directeur Général de l'activité Conseil en France et au Benelux. Le développement durable est en passe de devenir un rouage essentiel de la haute performance des entreprises».
« Le développement durable est une tendance de fond qui impacte fortement la stratégie des entreprises, ce n'est pas un phénomène de « mode » porté par un engouement médiatique,souligne Bruno Berthon, Directeur Monde de l'offre de services Développement Durable d'Accenture. La pression des clients et des investisseurs est aujourd'hui déjà sensible et elle est appelée à s'intensifier au cours des trois prochaines années ».
Une très large majorité des répondants (86%) pense que leurs clients sont demandeurs de nouveaux produits ou services respectueux des principes du développement durable. Si aujourd'hui seulement un cinquième des entreprises interrogées pense que ses clients sont prêts à changer de fournisseurs au motif qu'ils n'ont pas de pratiques environnementales ou socialement responsables, une majorité (93%) s'attend à une intensification de ces exigences des clients dans les trois prochaines années.
Concernant les investisseurs, l'étude révèle que leur prise en compte des critères du « développement durable » devrait également se renforcer. Près de 85% des entreprises interrogées pensent que les investisseurs sont intéressés par leurs initiatives en matière de développement durable. Plus de 4 sondés sur 10 estiment que les investisseurs valorisent ces actions et la quasi-totalité anticipe que les analystes prendront en compte ces initiatives dans leurs évaluations d'ici trois ans.
Certes, peu de responsables affirment que leur entreprise a gagné un avantage concurrentiel pérenne grâce au développement durable. Mais c'est aussi parce qu'une minorité des répondants déclare que leur entreprise appartient à un secteur en avance dans ce domaine, et surtout que très peu d'entre elles, en particulier parmi les grandes entreprises, se perçoivent comme leader en matière de stratégie, de mise en œuvre ou de mesure des résultats (respectivement 44%, 38% et 22%).
« Pour réussir le défi du développement durable et concilier rentabilité économique et engagement sociétal, les entreprises doivent mener dès maintenant des actions concrètes et tangibles qui ont un retour sur investissement effectif et ne pas se limiter à des actions défensives ayant un surcoût consenti ou subi», souligne Sophie Goldblum, Directeur France de l'offre de services Développement Durable. Il est intéressant de noter à ce sujet que 70% des entreprises interrogées déclarent que certaines de leurs initiatives en matière de développement durable créent de la valeur financière. Un quart d'entre elles (23%) pensent que, dans la majorité des cas, leurs initiatives créent bel et bien de la valeur financière.
Une majorité d'entreprises a lancé des initiatives opérationnelles au cœur de la chaîne de valeur. Parmi ces initiatives figurent en tête celles qui impactent les opérations (64%), dont notamment les initiatives liées aux produits comme l'éco-conception, les emballages, ou l'étiquetage.