 La globalisation constitue un paramètre essentiel et incontournable de l’économie contemporaine. Nous assistons depuis une quinzaine d’années à l’émergence d’un monde que l’on peut qualifier de multipolaire.
On compte aujourd’hui 70 multinationales issues des pays émergents parmi les 500 premières entreprises mondiales. Les économies en voie de développement représentent déjà 36% des investissements directs étrangers dans le monde, les fonds souverains cumulent 7500 milliards de dollars d’investissements et viennent de jouer un rôle stabilisateur essentiel au plus fort de la crise des subprimes. Faut-il se réjouir de voir s’ouvrir ces nouveaux marchés, émerger ces talents internationaux dans les entreprises, naître partout des capacités d’innovation ? Ou, au contraire, doit-on craindre la concurrence croissante en provenance des pays à bas coûts et les tensions accrues sur les marchés de l’énergie et des matières premières ? Cette interrogation déjà ancienne s’est à l’évidence, trouvée renouvelée par le retournement conjoncturel actuel. La globalisation constitue-t-elle un amplificateur de crise, propageant les effets systémiques et exacerbant la pression concurrentielle issue des déséquilibres mondiaux ? Ou est-elle au contraire un remède bienvenu, permettant l’ajustement du coût des facteurs de production ainsi que l’apparition de nouveaux débouchés ? Comme le démontre l’étude Accenture de Janvier 2009, les entreprises les mieux armées, pour saisir les opportunités d’un monde multipolaire, et pour faire face à un contexte économique instable, sont celles qui s’appuient sur les principes fondateurs de la Haute Performance. |