En dépit des incertitudes inhérentes à un secteur en pleine mutation, les producteurs les plus performants de bioéthanol et de biodiesel devraient devenir des exportateurs nets d’ici cinq ans, à la faveur de l’émergence d’un marché mondial des biocarburants. Télécharger : Le communiqué de presse [PDF, 48 KB] Acrobat reader Paris, le 17 septembre 2007 – Menée par les experts du secteur de l’énergie chez Accenture, cette étude mondiale analyse les facteurs déterminants pour l’avenir de l’industrie des biocarburants. Selon cette étude, les entreprises les mieux placées pour réussir dans le secteur des biocarburants d’ici 2012 sont celles qui se révèleront à la fois capables de composer avec les différentes réglementations locales et d’être suffisamment flexibles pour gérer un grand nombre d’inconnues : émergence de technologies de deuxième génération, montée en puissance du marché des véhicules hybrides, attitude des grands consommateurs d’énergie comme la Chine, l’Inde et le Japon. L’étude a identifié par ailleurs différents éléments qui s’avéreront déterminants pour la réussite ou l’échec des acteurs du marché des biocarburants, notamment : - la capacité des producteurs à suivre la demande et à s’atteler aux problèmes de transport et de stockage induits, à réduire les coûts de production et à améliorer les rendements par hectare des matières premières ;
- les efforts continus des gouvernements, notamment dans les pays gros consommateurs comme les États-Unis, la Chine, l’Inde et l’Union européenne, pour garantir la sécurité énergétique en diversifiant les sources d’énergie et en augmentant la production nationale ;
- la mise en œuvre de politiques agricoles favorables dans la majorité des pays ;
- un cadre juridique incitatif, favorisant l’utilisation des biocarburants dans l’optique d’une réduction des émissions de CO2.
« Selon nous, les biocarburants vont connaître un cycle de développement semblable à celui du web pendant la bulle Internet, déclare Philippe Boueilh, responsable du secteur de l’énergie chez Accenture en France. Le boom initial sera suivi d’un repli dès qu’apparaîtront les problèmes pratiques pour faire décoller le marché. À terme, une fois l’effervescence retombée, seuls les plus solides survivront. » Sur la base d’une analyse comparative de 20 pays, l’étude montre que l’arrivée de nouveaux acteurs sur le marché sera favorisée par des mesures incitatives. Elle souligne également que, pour arriver à un marché mondial des biocarburants, les pays adopteront des méthodes et des rythmes différents. L’examen des différents acteurs de la chaîne de production (cultivateurs-producteurs, industrie agroalimentaire, groupes pétroliers, compagnies pétrolières nationales et producteurs exclusifs de biocarburant) révèle que chacun se caractérise par des avantages compétitifs propres, mais aussi des défis spécifiques et des différences de stratégies marquées. « Notre recherche montre que l’évolution technologique reste la plus grande inconnue de l’avenir du secteur des biocarburants, ajoute Philippe Boueilh. Les technologies continueront certes à améliorer le volet économique du développement des biocarburants, mais pour l’heure, il n’existe aucune certitude sur celles qui auront le plus d’impact ni sur l’envergure définitive du marché. » L’étude comporte également un comparatif des différentes filières. D’après les entretiens menés avec les acteurs de l’industrie des biocarburants, la canne à sucre arrive en tête pour la production du bioéthanol. Pour le biodiesel, les réponses se répartissent entre graines de soja, colza, jatropha, huile de noix de coco ou de palme, sans qu’aucun consensus ne se dégage réellement. Toutefois, soja et jatropha gagnent du terrain, la production d’huile de palme n’étant pas sans conséquence pour l’environnement. Méthodologie En janvier 2007, Accenture a lancé une étude comparative mondiale des marchés du bioéthanol et du biodiesel dans 20 pays : Afrique du Sud, Allemagne, Argentine, Australie, Autriche, Brésil, Chine, Espagne, États-Unis, France, Inde, Italie, Japon, Nigeria, Pologne, Royaume-Uni, Slovaquie, Suède, Thaïlande et Ukraine. Des représentants des gouvernements, des compagnies pétrolières nationales et de l’agroalimentaire ont été interrogés, ainsi qu’un chercheur de l’un des plus grands centres de recherche américains sur les énergies renouvelables. A propos d’Accenture Entreprise internationale de conseil en management, technologies de l'information et externalisation, Accenture conçoit et met en oeuvre des solutions innovantes pour aider ses clients, entreprises et administrations, à accroître leur performance. Fort de son expertise sectorielle, de sa connaissance approfondie des processus et de ses ressources à l’échelle mondiale, Accenture a la capacité de mobiliser les équipes, compétences et technologies les plus appropriées pour aider chacun de ses clients à atteindre l’excellence. Avec plus de 158,000 collaborateurs dans 49 pays, Accenture a généré un chiffre d'affaires de 16,65 milliards de dollars au cours de l'année fiscale clôturée le 31 août 2006. Consultez son site web : www.accenture.fr Contacts presse : Hélène BOULANGER 01 41 86 76 21 helene.boulanger@bm.com Hélène KNOPF 01 56 52 74 32 helene.knopf@accenture.com |