La situation préoccupe davantage les pays émergents, mais l’optimisme y est également plus marqué. Paris, le 15 janvier 2009 – Selon une étude mondiale d’Accenture, les consommateurs des pays émergents apparaissent davantage concernés par le changement climatique que leurs homologues des pays industrialisés, et plus enclins à prendre des mesures concrètes pour y remédier. Si la crise économique n’a pas balayé les craintes que suscite le réchauffement de la planète à travers le monde, 53 % des personnes interrogées sur les marchés émergents s’avouent extrêmement préoccupées par la question, contre un tiers (31 %) seulement sur les marchés matures. Une majorité (56 %) de répondants dans les pays émergents estiment que le changement climatique aura certainement un impact direct sur leur vie quotidienne, contre 28 % seulement dans les pays industrialisés. Pour autant, ils sont 70 % dans les pays émergents à penser que le problème peut être résolu, mais moins de la moitié (48 %) dans les pays industrialisés. Cette polarisation de l’inquiétude et de l’optimisme se retrouve dans la volonté d’agir des sondés. Dans les pays émergents, plus de la moitié (53 %) se disent prêts à échanger un produit existant contre une nouvelle solution, à condition que celle-ci soit réellement moins nocive pour le climat, alors qu’ils ne sont que 24 % dans les pays industrialisés. De même, 61 % accepteraient de changer de fournisseur d’énergie au profit d’un prestataire dont les services se révéleraient moins polluants en CO2, s’ils en avaient la possibilité, contre 30 % seulement dans les pays industrialisés. « Les gouvernements d’Amérique du Nord et d’Europe ne peuvent espérer devenir les champions de la lutte contre le réchauffement climatique, que ce soit sur le plan technologique ou politique, explique Jean-Marc Ollagnier, Directeur Général Europe de l’activité Energie et Ressources Naturelles d’Accenture. Lesinvestissements dans les biens et services à faible intensité de carbone profiteront aux consommateurs les plus concernés et les plus engagés, dans les pays prêts à adopter des technologies novatrices et à instaurer des politiques avant-gardistes. À moins de se mobiliser, les gouvernements occidentaux verront l’innovation dans ce domaine converger vers la Chine, l’Inde ou encore le Brésil. Un mouvement conforme à l’évolution multipolaire de l’économie mondiale, mais qui pourrait être lourd de conséquences pour les pays industrialisés si le statu quo ambiant entravait leur volonté et leur aptitude à faire face aux enjeux climatiques. » Aider davantage les usagers à réduire leurs rejets de dioxyde de carbone L’étude Accenture révèle un décalage général entre les intentions des consommateurs et le passage à l’acte. En 2007, 89 % des sondés se disaient prêts à privilégier les opérateurs énergétiques offrant des services à faibles émissions de carbone. En 2008, toutefois, seuls 12 % des usagers en ayant la possibilité avaient effectivement changé de prestataire. Cet écart s’explique essentiellement par l’absence de différenciation entre les fournisseurs d’énergie. Les trois-quarts des répondants jugent en effet les services « verts » proposés par leur opérateur d’électricité ou de gaz naturel actuel comparables à ceux de leurs concurrents ; ils ne sont que 18 % à les considérer supérieurs. « Les consommateurs ont le pouvoir d’inciter les professionnels à offrir des produits et services plus respectueux de l’environnement, déclare Jean-Marc Ollagnier. Les fournisseurs d’énergie doivent créer un marché porteur pour les services générant peu de dioxyde de carbone, et les pouvoirs publics encourager cette évolution par des politiques clairement définies et des mesures incitatives correctement alignées. Les entreprises d’utilité publique, qui ont un rôle clé à jouer dans cette transformation, doivent prendre conscience des perspectives commerciales ouvertes par la prestation de services innovants moins polluants à un coût abordable. Le coût apparaît comme le principal obstacle à l’achat de services propices à la réduction des émissions de carbone. Pour 46 % des personnes interrogées, il s’agit là d’un facteur essentiel. Les usagers attendent également de leurs prestataires d’énergie de meilleures conditions financières. À titre d’exemple, 80 % seraient prêts à envisager l’installation d’un générateur d’électricité domestique si le coût pouvait être fractionné mensuellement. Ils sont par ailleurs 36 % à déplorer le manque d’informations, et près de la moitié (49 %) à s’estimer mal renseignés sur les moyens d’action à leur disposition pour lutter contre les effets du changement climatique. « Les énergéticiens ont la possibilité de se doter d’un avantage distinctif en développant des services toujours plus innovants, poursuit Jean-Marc Ollagnier. Dans ce domaine, ils peuvent prendre exemple sur les fabricants de biens de consommation, qui parviennent plus facilement à séduire de nouveaux clients grâce à une large palette de produits économes en CO2. » Méthodologie Dans le cadre de l'étude d'Accenture sur le réchauffement climatique, 10 733 consommateurs de 22 pays ont participé à des enquêtes en ligne conduites dans leur langue natale entre septembre et octobre 2008 : 1 732 personnes en Amérique du Nord, 4 244 en Europe occidentale, 1 100 au Japon et en Australie et 3 657 dans les pays émergents (Brésil, Russie, Inde, Chine, Argentine, Chili et Afrique du Sud). Pour chaque pays, il s’agit d’un panel représentatif de la population, à l’exception des pays émergents, où l’échantillon a ciblé la population urbaine. A propos d'Accenture Accenture est une entreprise internationale de conseil en management, technologies de l'information et externalisation. Combinant son expérience, son expertise et ses capacités de recherche et d’innovation développées et mises en œuvre auprès des plus grandes organisations du monde sur l’ensemble des métiers et secteurs d’activités, Accenture aide ses clients - entreprises et administrations - à renforcer leur performance. Avec plus de 186 000 collaborateurs intervenant dans plus de 120 pays, Accenture a généré un chiffre d'affaires de 23,39 milliards de dollars au cours de l'année fiscale clôturée le 31 août 2008. Site Internet : www.accenture.com/fr Contacts presse : Hélène Boulanger 01 41 86 76 21 Franck Bizet 01 53 23 67 14 Haut de la page |