Paris, le 7 janvier 2009 – Alors que la Chine poursuit son ascension, après 30 années de réformes et d’ouverture à l’économie mondiale, les entreprises les plus performantes du pays sont prêtes à relever les nouveaux défis posés par le durcissement de la conjoncture et la diminution de leur compétitivité en termes de coûts de production. Tel est le principal enseignement de la seconde édition de l’étude sur les entreprises performantes en Chine, intitulée « High Performance Business in China: Jumping over the Dragon Gate ». L’édition 2008 recense, sur la base de données financières, 36 champions de la performance parmi plus de 200 entreprises chinoises de 13 secteurs différents – la haute performance étant définie comme la capacité à devancer invariablement la concurrence, indépendamment des cycles économiques et sectoriels, telle que mesurée par des critères financiers généralement admis. « Après 30 ans de croissance très soutenue, les entreprises chinoises ne peuvent plus uniquement miser sur la faiblesse de leurs coûts et l’explosion de la demande étrangère. Elles se trouvent, du fait des turbulences induites par les changements structurels et le recul de la demande extérieure, confrontées à des défis sans précédent, explique Sylvie Ouziel, Directeur Général de l’activité Conseil en Management d’Accenture en France et Benelux. Si les meilleures entreprises sont bien armées face à la crise, on ne peut pas en dire autant de toutes les entreprises moyennement ou faiblement performantes. » On observe, d’après l’étude, des ressemblances croissantes entre les champions chinois de la performance et leurs homologues internationaux, tandis que l’écart se creuse, en Chine, entre les entreprises les plus et les moins performantes. Les meilleures entreprises chinoises rattrapent ainsi les performances des leaders internationaux en termes de rentabilité (critère clé défini comme la capacité à générer des revenus supérieurs aux capitaux engagés), puisque celle-ci a progressé de 140 points de base en moyenne entre 2005 et 2006. À l’inverse, les entreprises qui affichent des performances médiocres, voire faibles, perdent du terrain face aux championnes chinoises, mais aussi face à leurs concurrents internationaux. « Cet écart de performance tient essentiellement aux progrès accomplis par les meilleures entreprises chinoises pour remonter la chaîne de valeur, indique Sylvie Ouziel. En Chine, les champions de la performance investissent massivement dans la qualité des produits, le service client, l’innovation, la gestion des talents et la solidité de leurs marques – autant de facteurs qui conditionnent la croissance du chiffre d’affaires et des marges sur les produits, laquelle se traduit à son tour par des gains de rentabilité. » Toutefois, l’étude Accenture révèle que, si près de 90 % des entreprises chinoises les plus performantes entendent, au cours des trois prochaines années, donner la priorité aux investissements destinés à accroître la valeur ajoutée de leurs produits et services, la moitié (50 %) des entreprises les moins performantes continuent de privilégier, à travers leurs investissements, le maintien de leur compétitivité en termes de coûts de production. L’étude souligne que, dans le contexte du durcissement de la conjoncture macro-économique de 2008, la pression sur les performances globales des entreprises chinoises est amenée à s’accroître, tandis que l’écart se creusera davantage entre les champions de la performance et les autres. En effet, les meilleures entreprises savent parfaitement intervenir en amont des difficultés. L’avenir s’annonce en revanche plus sombre pour celles qui ne prendront pas les devants pour progresser au sein de la chaîne de valeur. L’étude, qui cherche à mieux comprendre l’avancée des meilleures entreprises chinoises sur la chaîne de valeur, dévoile les stratégies adoptées par celles-ci pour chacun des trois piliers de la performance : - choix du marché cible et du positionnement (afin de savoir où, quand et comment affronter la concurrence) ;
- compétences distinctives (approche propre à l’entreprise pour développer et déployer ses compétences) ;
- code génétique de la performance (aspects culturels et comportementaux permettant à une entreprise de distancer ses concurrents, quelle que soit la stratégie adoptée).
Choix du marché cible et du positionnement : les entreprises chinoises passées maîtres dans ce domaine sont animées par un besoin impérieux d’accroître la valeur de leurs biens et services et possèdent une bonne connaissance des mécanismes permettant de mieux capitaliser sur les sources et flux de valeur. Compétences distinctives : ces compétences s’expliquent par la volonté d’innover à de nombreux niveaux et de satisfaire les attentes du client à tous les points d’interaction avec l’entreprise. Ce sont ces compétences qui permettent aux meilleures entreprises chinoises de remonter la chaîne de valeur. Code génétique de la performance : les entreprises chinoises performantes se caractérisent par une culture et une mentalité à même de les propulser au sommet de la chaîne de valeur. Ces entreprises, qui placent la gestion des talents au cœur de leurs priorités, capitalisent sur l’informatique comme outil de croissance stratégique et mettent en place des stratégies pour garantir leur pérennité. « Outre leur capacité à moduler leur stratégie en fonction des différents piliers de la performance et à remonter activement la chaîne de valeur, les entreprises chinoises doivent, en ces temps de turbulences et de ralentissement économique, posséder un autre atout pour survivre, ajoute Sylvie Ouziel. Elles doivent anticiper les changements. On s’aperçoit en effet que les leaders mondiaux se transforment toujours avant d’y être contraints, conscients qu’il est plus facile d’évoluer lorsqu’on est en position de force. » L’étude fournit aux entreprises chinoises des recommandations adaptées à leur positionnement sur l’échelle de performance. Ainsi, afin de rester compétitives, les entreprises les plus performantes doivent maîtriser de près leurs coûts, tout en cherchant, plus généralement, d’autres facteurs susceptibles de les aider à pérenniser leur réussite dans un contexte économique moins favorable. Ces entreprises doivent rester à l’affût de toute évolution soudaine de la demande sur le marché, de la réglementation, ou des manœuvres de leurs concurrents. Pour ce faire, elles doivent faire preuve de réelles qualités de perspicacité et de réactivité face au marché, ainsi que de souplesse organisationnelle afin de pouvoir s’adapter rapidement. Pour les entreprises situées dans la moyenne, il n’est pas de meilleur moment qu’aujourd’hui pour évaluer leurs performances et identifier leurs faiblesses afin de comprendre pourquoi elles n’ont pas réussi jusque-là à se hisser au sommet. Toutefois, le temps est compté : si elles tardent trop à mettre en place les changements qui s’imposent, elles se retrouveront à la traîne loin derrière les autres et risqueront de se voir confrontées aux mêmes difficultés que les entreprises les moins performantes. Pour les moins performantes, le message est sans équivoque : elles doivent saisir l’opportunité qui leur est offerte d’assimiler certaines des compétences stratégiques et opérationnelles des entreprises les plus performantes, et traduire ces enseignements en actions concrètes. Il leur faut ainsi adapter leurs stratégies tout en faisant simultanément face aux pires conséquences de la crise. « Toutes les entreprises chinoises doivent accepter le fait que le faible coût de la main d’œuvre, des ressources et du capital ne pourront plus être leur unique vecteur de compétitivité à l’avenir, résume Sylvie Ouziel. La seule façon d’avancer est d’accroître progressivement la valeur de toutes les prestations et de tous les échanges avec les parties prenantes. Les entreprises chinoises doivent impérativement mettre en place ces changements avant qu’il ne soit trop tard. » Méthodologie de l’étude Accenture a entrepris en 2003 un ambitieux travail de recherche sur la haute performance à travers le monde. Sur les quelque 6 000 entreprises passées au crible dans le cadre de cette étude, Accenture a identifié plus de 500 « entreprises hautement performantes » — autrement dit, des entreprises qui concilient avec succès les exigences d’aujourd’hui avec les opportunités de demain, qui surpassent régulièrement leurs concurrents en termes de chiffre d’affaires, de croissance des bénéfices et de rentabilité totale pour l’actionnaire, et qui parviennent à pérenniser leur performance, indépendamment des cycles économiques, des mutations sectorielles et des changements intervenant au sein de l’équipe de direction. Aux fins de l’étude sur la haute performance en Chine, Accenture a retenu cinq indicateurs clés de performance, et analysé, à partir de sources d’information disponibles, 13 critères financiers, afin d’avoir une vision statistiquement représentative des entreprises qui surperforment leurs concurrents. Les cinq indicateurs sélectionnés sont les suivants : rentabilité, croissance du chiffre d’affaires, perspectives de croissance, régularité et longévité de la performance. Les recherches sur la Chine combinent analyses quantitative et qualitative. Accenture a, dans le cadre de son analyse quantitative, appliqué au marché chinois sa méthode propriétaire de l’analyse de la performance afin de repérer les entreprises les plus performantes. L’analyse qualitative repose quant à elle sur une série d’enquêtes menées auprès de 87 directions d’entreprise, ainsi que sur des entretiens approfondis avec les dirigeants des meilleures entreprises chinoises. Les entreprises étudiées appartenaient aux 13 secteurs suivants : produits alimentaires et boissons ; vins et spiritueux ; appareils ménagers ; électronique grand public ; acier ; pharmacie ; équipements industriels ; chimie ; équipements informatiques ; textile ; télécommunications ; industrie pétrolière et énergie. A propos d'Accenture Accenture est une entreprise internationale de conseil en management, technologies de l'information et externalisation. Combinant son expérience, son expertise et ses capacités de recherche et d’innovation développées et mises en œuvre auprès des plus grandes organisations du monde sur l’ensemble des métiers et secteurs d’activités, Accenture aide ses clients - entreprises et administrations - à renforcer leur performance. Avec plus de 186 000 collaborateurs intervenant dans plus de 120 pays, Accenture a généré un chiffre d'affaires de 23,39 milliards de dollars au cours de l'année fiscale clôturée le 31 août 2008. Site Internet : www.accenture.com/fr Contacts presse : Franck Bizet 01 53 23 67 14 Hélène Knopf 01 56 52 74 32 Haut de la page |