Paris, 6 mars 2009 – A l’ occasion de la Journée Internationale de la Femme, Accenture a mené une étude inédite auprès de 3600 salariés de grandes et moyennes entreprises dans 18 pays (Europe, Asie, Amérique du Nord, Amérique du Sud et l’Afrique). Celle-ci montre que près d’une femme cadre sur deux (46%) considère que son employeur ne lui confie pas suffisamment de responsabilités au regard de ses compétences et capacités professionnelles. Cette étude révèle aussi une vraie confiance des salariés dans leurs compétences professionnelles d’où une exigence plus forte vis-à-vis de leur employeur : en effet, plus des trois quarts des personnes interrogées (76%) disent avoir confiance en leurs compétences et capacités professionnelles. Parmi ces compétences on trouve la capacité à gérer sa charge de travail et les délais imposés (70% - 61% en France), les capacités à déléguer (68% - 56% en France) et à négocier (65 % - 56% en France). Les femmes cherchent à se dépasser et prennent des risques Les femmes sont largement satisfaites de leur parcours professionnel : l’étude menée par Accenture montre ainsi que près de 6 femmes sur 10 (59%) estiment mener une carrière réussie voire très réussie. En France, même si cette proportion est moindre, elle concerne tout de même 49% des femmes interrogées. Parmi ces femmes très satisfaites de leur parcours professionnel, près de la moitié (46%) déclare avoir un travail qui les pousse à aller au-delà de ce qu’on attend d’elles. Ces femmes cherchent elles-mêmes à se dépasser et n’hésitent pas à prendre des risques : parmi celles qui se considèrent comme réussissant très bien, plus de 8 sur 10 (81%) déclarent prendre des tâches supplémentaires et plus complexes afin de faire progresser leur carrière et les trois quarts (75%) d’entre elles disent qu’elles interviennent régulièrement au-delà de « leur zone de confort ». Elles développent de nouvelles compétences pour passer au niveau supérieur (78%), aspirent à une nouvelle position ou de nouvelles fonctions (76%), veulent voyager dans le monde pour diriger des projets ou construire des relations (68%) et demandent régulièrement à ce qu’on leur confie de nouvelles missions (65%). Des femmes en quête de nouvelles responsabilités, des hommes qui privilégient le salaire Dans plusieurs pays – Etats-Unis, Espagne, Russie, Royaume-Uni et Autriche - les femmes demandent davantage de nouvelles responsabilités que les hommes à leurs supérieurs hiérarchiques. Cette disparité est plus marquée aux Etats-Unis (70% des femmes contre 48% des hommes) et en Russie (57% des femmes contre 44% des hommes). Les hommes, eux, sont plus enclins à demander des augmentations de salaire (56% des hommes interrogés contre 48% des femmes) et des promotions (42% des hommes contre 37% des femmes) – cette proportion est plus élevée en France, où 48% des femmes ont déjà demandé une promotion, contre 43% des hommes. « Ce potentiel inexploité offre de belles perspectives aux entreprises qui devraient favoriser l’engagement de leurs collaboratrices et la confiance des individus dans leurs compétences et capacités » déclare Armelle Carminati, Directrice Générale Capital Humain & Diversité d’Accenture. « A travers une approche innovante en matière de formations et développement personnel, les entreprises peuvent renforcer leur efficacité, particulièrement dans l’environnement économique actuel ». Les facteurs de succès : mentoring pour les femmes et nouvelles technologies pour les hommes Les femmes considèrent les programmes de mentoring comme très efficaces mais largement inexploités. Quand on leur demande vers qui elles se tournent pour avoir des conseils sur leur carrière, seules 14% d’entre elles déclarent avoir un conseiller officiel au travail. En revanche, 57% des femmes citent la famille, 51% les amis et 50% d’anciens collègues de travail. Les femmes reconnaissent la valeur des mentors : elles déclarent qu’ils leur permettent de penser différemment (43%), les accompagnent avec pertinence dans leur rôle au quotidien (41%), et les aident à identifier plus d’opportunités (37%). Ces mentors leur permettent également de mieux cerner leurs compétences et capacités, augmentant ainsi leur confiance au travail et les encourageant à se dépasser. Les personnes qui se considèrent comme réussissant très bien sont davantage adeptes des nouvelles technologies que leurs confrères. Plus des trois quart (79%) déclarent se reposer de manière significative sur les technologies, contre 56% des personnes qui ne se considèrent pas comme réussissant très bien. Dans l’ensemble, les hommes plus que les femmes se définissent comme des innovateurs ou des « early adopters » (respectivement 70% contre 58%). « Pour faire grandir leurs collaborateurs, les entreprises doivent suivre de près les objectifs et les résultats de leurs programmes de ressources humaines, y compris leurs initiatives de mentoring. » déclare Armelle Carminati, Directrice Générale Capital Humain & Diversité d’Accenture. « Les entreprises visionnaires savent que la promotion d’une carrière – particulièrement pour les femmes – ce n’est pas seulement ouvrir des portes ; c’est aussi donner aux salariés des défis à relever et la possibilité de donner le meilleur d’eux-mêmes ». Un contexte économique qui incite à développer ses compétences pour rester compétitif L’environnement actuel incite clairement les actifs à développer leurs compétences et étendre leur rôle pour rester dans la course. Ce constat est particulièrement marqué dans les pays émergents. La majorité des personnes interrogées au Brésil, en Chine et en Inde (respectivement 86%, 79% et 70%) disent avoir eu cette démarche contre 22% des Néerlandais, 35% des Australiens et des Norvégiens et 41% des Français. En France, les trentenaires sont les plus confiants Si, au niveau mondial, on ne constate pas de grandes différences entre générations dans la manière dont les personnes interrogées envisagent leurs perspectives d’emploi, en France la donne est différente. Ainsi, dans le contexte économique actuel, seuls 37% des Baby boomers français (nés avant 1964) se déclarent confiants quant à l’avenir de leur carrière, contre 32% pour la génération X (nés entre 1965 et 1978) et 49% pour la génération Y (nés après 1979). Au niveau mondial, on atteint respectivement les chiffres de 50%, 45% et 48%. Méthodologie Entre novembre et décembre 2008, Accenture a conduit une étude en ligne auprès 3,600 cadres de grandes et moyennes entreprises dans 18 pays: l’Australie, l’Autriche, le Brésil, la Chine, la France, l’Allemagne, l’Inde, l’Irlande, l’Italie, le Mexique, les Pays bas, la Norvège, la Russie, l’Afrique du sud, l’Espagne, la Suisse, le Royaume Uni et les Etats-Unis. Dans chaque pays, 200 personnes ont été interrogées. Elles se répartissaient uniformément entre sexes et par tranche d’âge et niveau hiérarchique dans l’entreprise. La marge d’erreur pour l’échantillon total est de l’ordre de +/-2 %. Une analyse complète de l’enquête Untapped Potential: Stretching toward the Future est disponible sur www.accenture.com. A propos d'Accenture Accenture est une entreprise internationale de conseil en management, technologies de l'information et externalisation. Combinant son expérience, son expertise et ses capacités de recherche et d’innovation développées et mises en œuvre auprès des plus grandes organisations du monde sur l’ensemble des métiers et secteurs d’activités, Accenture aide ses clients - entreprises et administrations - à renforcer leur performance. Avec plus de 186 000 collaborateurs intervenant dans plus de 120 pays, Accenture a généré un chiffre d'affaires de 23,39 milliards de dollars au cours de l'année fiscale clôturée le 31 août 2008. Site Internet : www.accenture.com/fr. Haut de la page |