L’actualité mondiale nous bouscule chaque année un peu plus : après notre édition 2008, où nous avions envisagé ensemble le monde « multipolaire », interconnecté et si riche d’opportunités pour les femmes, nous proposions l’an dernier de quitter nos zones de confort pour faire preuve d’audace, sur le thème « Stretch Yourself! ». Las, l’agilité ne sera pas suffisante… les profondes transformations engendrées par la crise nous demandent de prolonger durablement notre effort, en renforçant notre aptitude à surmonter l’imprévu et à nous adapter, malgré et parfois grâce à l’adversité, à la fois individuellement et collectivement : la résilience va certainement être le « muscle » dont nous allons avoir toutes et tous besoin dans les turbulences encore à venir. « Resilience in the face of change », la thématique choisie par Accenture cette année, est ainsi la colonne vertébrale qui a relié les échanges dans plus de 135 villes à l’occasion de la Journée Internationale de la Femme 2010. Pour tenter de mesurer à l’échelle mondiale la perception des entreprises quant à cette aptitude, Accenture a mené cet hiver une étude auprès de plus de 500 dirigeants dans 20 pays. « Ce qui ne te tue pas te rend plus fort » dit l’adage ; « la peur se dilue dans l’action » affirment d’autres : quel que soit l’angle pris, l’art de surmonter les crises intrigue depuis longtemps. Déjà en 1936, dans L'élasticité américaine, Paul Claudel avait constaté dans le tempérament américain cette intrigante qualité de résilience, qui unit « les idées d’élasticité, de ressort, de ressource et de bonne humeur ». Aujourd’hui, alors que le mot résilience a quasiment été annexé par le français Boris Cyrulnik, nous sommes toutes et tous à la recherche (individuelle ou organisationnelle) de ce qui peut permettre à certains mieux qu’à d’autres de transformer les turbulences en ressources dans un monde en totale reconstruction. Cette année encore, en France, nous avons voulu explorer cette thématique avec le plus grand nombre : collaborateurs d’Accenture femmes et hommes, membres du Réseau Accent sur Elles, entreprises clientes d’Accenture, réseaux de femmes « amis » mais aussi toute entreprise souhaitant promouvoir les carrières des femmes en son sein. Au total, lors des 17 « Ateliers Accent sur Elles » organisés et de la Soirée Réseau « Les Entretiens Accent sur Elles, ce sont plus de 650 personnes qui se sont questionné et ont échangé sur cette problématique. 1. Les « Ateliers Accent sur Elles » - mars 2010 12 entreprises nous ont rejoints cette année dans cette initiative.  Au cours des 13 ateliers, les 365 participants ont abondamment discuté des résultats de l’étude Accenture 2010 « Women Leaders and Resilience: Perspectives from the C-Suite » : quelle est la perception des dirigeants quant à la résilience des femmes, quels attributs de résilience leur confèrent-ils plus volontiers, comment œuvrent-t-ils concrètement à travers des programmes pour mettre en valeur les talents féminins, levier de résilience ?
A l’issue des ateliers, les participants nous ont fait part de leur enthousiasme vis-à-vis de ces « occasions d’échanges » qui viennent « nourrir les débats » et aident à « mieux cibler les actions » sur les problématiques d’égalité professionnelle. Nos collaborateurs de Paris, Châtillon, Nantes et Sophia-Antipolis, se sont quant à eux mis au travail autour de quelques exercices interactifs pour mettre en pratique concrètement leur capacité de résilience après avoir eux aussi débattu des résultats de l’Etude Accenture 2010. 2. Les « Entretiens d’Accent sur Elles » - 11 mars 2010  Le maintenant traditionnel rendez-vous du Réseau Accent sur Elles a rassemblé près de 170 membres le 11 mars lors d’une soirée prestige.
Accueillies par Christian Nibourel, Président d’Accenture France, les participantes ont ensuite découvert les résultats de l’Etude Accenture 2010 présentée par Armelle Carminati avant d’écouter, les yeux brillant d’émotion et de plaisir, les tant attendus « Entretiens d’Accent sur Elles ». Dans l’apprentissage de cette discipline de la résilience, comment élargir son champ de vision, être à l’écoute authentique des difficultés, dépasser révolte et déni et même enrichir ses objectifs ? Comment passer de la théorie à la pratique ? Comment utiliser un tel levier de transformation individuelle et collective ? Comment parvenir à allier créativité, énergie, humour et sens des responsabilités pour rebondir dans des périodes troublées ? Comment insuffler cette attitude positive et sans amertume à son entourage, dans son métier, dans sa vie sociale et familiale ? Pour guider les réponses à ses questions, cinq femmes particulièrement exemplaires en la matière ont partagé leurs convictions et leurs parcours si divers, mêlant le quotidien à l’extraordinaire. Elles ont donné les clés permettant de décrypter comment il est possible de rendre positives des situations initialement perçues comme hostiles. Ravissant l’auditoire par leur liberté de parole, ces cinq témoins ont été une vraie source de ré-assurance et d’inspiration et ont suscité en chacune l’envie de se saisir ce ‘muscle’ de la résilience pour aller encore plus loin dans ses projets, ses ambitions et ses réalisations. Télécharger la plaquette de la soirée [PDF, 1.1MB] PDF Help
3. L’Etude Accenture 2010 « Women Leaders and Resilience: Perspectives from the C-Suite » A l’occasion de la Journée Internationale de la Femme 2010, Accenture a mené une étude auprès de plus de 500 cadres dirigeants (PDG, DG, Directeurs Financiers et Directeurs des Ressources Humaines) de moyennes ou grandes entreprises dans 20 pays (Europe, Asie, Amérique du Nord et Amérique latine). L’étude révèle que plus des deux tiers (71 %) des cadres dirigeants considèrent la capacité de résilience comme très importante, voire extrêmement importante, pour déterminer le potentiel de progression de carrière de leurs collaborateurs. Si les avis sont partagés sur la résilience relative des hommes et des femmes (53 % des répondants déclarent que les femmes sont très ou extrêmement résilientes, contre 51 % pour les hommes), 60 % des dirigeants interrogés disent confier aux femmes des missions qui favorisent l’évolution professionnelle, et 40 % d’entre eux les préparent à assumer des fonctions de direction. En France, les femmes sont plébiscitées pour leur agilité et leurs qualités relationnelles. En revanche, les françaises participent encore trop peu aux réseaux professionnels et sont perçues comme manquant de confiance en elles. « La résilience, qui conjugue agilité, audace, optimisme et capacité à développer son réseau, pourrait devenir le prochain critère d’avancement professionnel, explique Armelle Carminati. Dans un monde où l’incertitude économique se double d’une forte concurrence, les entreprises qui sauront développer la résilience des futures générations de dirigeants disposeront d’un avantage certain. » Il ressort également de l’étude que les femmes bénéficient toujours de nombreux programmes de développement de carrière malgré le contexte économique incertain. Près de la moitié (48 %) de l’ensemble des répondants affirment n’avoir rien changé aux programmes de leadership destinés aux femmes au cours de l’année écoulée. Les dirigeants français quant à eux se concentrent essentiellement sur deux leviers de travail : les opportunités de carrière et l’équilibre vie privée-vie professionnelle. Or, selon Armelle Carminati, « s’il est important d’adapter les modes de travail aux choix d’équilibres féminins, il est tout aussi indispensable de donner aux femmes l’envie et les moyens de rester dans l’entreprise en en maîtrisant les arcanes, notamment à travers des programmes de coaching ou de parrainage et en investissant sur la mise en réseau. Et sur ces points, la France est très en retard. » 4. Points de vue d’expertes sur la résilience Pour enrichir les débats, Accent sur Elles a interviewé quatre expertes qui ont livré avec générosité leurs points de vue sur la résilience et leurs conseils pour rebondir face à des situations difficiles. Faire confiance à ses capacités d’adaptation (la plasticité du cerveau en est un atout à ne pas négliger), s’appuyer sur ses alliés professionnels et ses compagnons de vie, prendre le temps de la déstabilisation pour pouvoir analyser et comprendre la situation, base du rebondissement ultérieur, se donner l’assurance que l’on mérite la place que l’on occupe une fois « arrivée » sont autant des clés qu’elles ont partagées. Media HelpRetrouvez le bilan de l’Edition 2009. Haut de la page
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