Par Blake Hanna
L'impartition est utilisée comme outil stratégique depuis maintenant plus d'une décennie — soit assez longtemps pour que les faits se soient nimbés d'un certain folklore. En réalité, la plupart des cadres d'expérience ont une anecdote à raconter sur des contrats d'impartition qui n'ont donné aucun résultat probant. Ils seront pourtant peu nombreux à nier que l'impartition présente plus d'avantages que d'inconvénients. En effet, les sociétés bien avisées se fondent sur l'impartition pour épargner de l'argent, accroître la qualité et augmenter la productivité et la souplesse de leurs activités. Toutefois, comme les sociétés s'attendent à ce que leurs fournisseurs de services d'impartition fournissent des rendements toujours plus élevés, on doit se poser la question suivante: l'impartition peut-elle vraiment être à la hauteur de ce qui a été promis? Selon les résultats d'un nouveau sondage sur les pratiques mené auprès de 565 dirigeants d'expérience qui se spécialisent en impartition et qui œuvrent dans diverses industries en Europe, en Amérique du Nord et en Asie-Pacifique, la réponse est « oui », sans contredit. L'étude, menée par Accenture et l'Economist Intelligence Unit, a révélé que les sociétés qui possèdent de nombreuses années d'expérience dans le domaine de l'impartition savent gérer les ententes d'impartition de manière à atteindre des objectifs bien définis et à obtenir un degré de satisfaction élevé par rapport à ces ententes. Pourquoi choisir l'impartition?
Selon le sens commun, la réduction des coûts serait la raison principale pour laquelle les sociétés ont recours à l'impartition. Il est incontestable que dans presque tous les cas, la décision d'avoir recours à l'impartition s'explique principalement par un désir d'économiser. En fait, deux dirigeants sur trois (67 %) ont répondu qu'en ayant recours à l'impartition, ils espéraient pouvoir augmenter leur rentabilité. Pourtant, si l'expérience que possèdent les personnes sondées revêt une certaine importance en la matière, il est évident qu'une entente d'impartition ne visant qu'à réduire les coûts risquerait de priver l'entreprise en cause d'avantages considérables. Soulignons ainsi que six sujets interrogés sur sept ont indiqué que l'impartition a permis à leur société d'accroître son rendement. En fait, les dirigeants qui ont recours à l'impartition depuis longtemps désirent obtenir un large éventail de résultats pour la société dans son ensemble, y compris une meilleure rentabilité (mentionné par 64 % des personnes interrogées), des priorités de gestion mieux établies (39 %), un accès plus rapide au marché (37 %) et une augmentation des recettes (33 %). Selon les personnes sondées, les sociétés réussissent de mieux en mieux à gérer leurs ententes d'impartition avec le temps. Le sondage indique qu'il existe un lien direct entre l'expérience que possède une société en matière d'impartition et la satisfaction qu'elle retire de ce mode de gestion. En effet, les dirigeants qui possèdent le plus d'expérience en la matière (sept ans et plus) présentent les plus hauts degrés de satisfaction, et ce sont eux qui ont amélioré dans les plus larges mesures leurs capacités de gestion d'impartition et, bien entendu, leurs rendements. Contre toute attente, l'étude a également révélé que le degré de satisfaction des dirigeants qui ont recours à l'impartition n'atteint pas de sommets dès la première année, tandis que la réduction des coûts demeure une priorité; en fait, il augmente avec le temps, tout comme le rendement. Une impartition réussie
Selon les résultats du sondage, les sociétés qui ont l'habitude d'impartir utilisent une approche élaborée pour gérer des ententes d'impartition complexes. Les sept « pratiques exemplaires » suivantes constituent la voie royale vers une gestion réussie. Elles résument clairement et précisément ce qui doit être accompli, et de quelle façon l'accomplir:
- Incorporer un large éventail de résultats aux mesures du rendement, et ce, dès l'établissement de l'entente
Les trois quarts (74 %) des cadres ayant une expérience considérable en matière d'impartition se fondent sur des résultats « d'ensemble » pour surveiller le rendement. En ce qui a trait aux raisons pour lesquelles les dirigeants optent pour l'impartition, on retrouve en tête de liste l'augmentation de la rentabilité (mentionnée par 64 % des personnes interrogées), ce qui témoigne du désir de réduire les coûts. Toutefois, il est important de tenir compte d'autres facteurs, y compris des priorités de gestion mieux établies (39 %), un accès au marché plus rapide (37 %), un accroissement des recettes (33 %), un affermissement de la fidélité des clients (25 %) et une augmentation de la part de marché (23 %). Fait notable, parmi les dirigeants qui ont recours à l'impartition depuis longtemps, six sur dix ont indiqué qu'ils utilisent les résultats obtenus par la société pour évaluer le rendement dès les premiers temps de la relation d'affaires (c'est à dire moins d'un après que l'entente d'impartition a été conclue). En outre, pratiquement toutes les personnes interrogées ont déclaré qu'elles commençaient à utiliser ces résultats pour évaluer le rendement avant que l'entente ne date de plus de trois ans.
- Établir des objectifs bien définis
Les dirigeants interrogés ont indiqué qu'ils visent avant tout trois objectifs : réduire les coûts (67 %), améliorer les processus (48 %) et se concentrer sur les activités principales de la société (35 %). Parmi les dirigeants qui ont placé ces trois objectifs en tête de liste, 70 % ont indiqué que leur société parvenait à les atteindre.
- Faites de vos fournisseurs de véritables partenaires
Les cadres qui ont recours à l'impartition depuis longtemps savent bien que ni le tarif le plus alléchant ni la promesse d'une réduction de coûts exceptionnelle ne doivent les guider dans le choix d'un fournisseur de services. En fait, un tarif attrayant n'est pas une garantie de succès. Les personnes sondées ont déclaré qu'elles recherchent des partenaires d'impartition qui possèdent un certain nombre de qualités — comme l'expertise (86 %), la souplesse (81 %), la connaissance du secteur d'activités (75 %), la capacité à gagner la confiance (74 %) — en plus d'un prix peu élevé (78 %).
- Faire de l'entente un véritable partenariat
Les contrats sont évidemment cruciaux pour définir les attentes des dirigeants ainsi que les responsabilités mutuelles lorsqu'une entente d'impartition est établie; toutefois, au fil du temps, le bon déroulement du partenariat dépend de plus en plus des mesures du rendement et des relations, et de moins en moins des termes du contrat. Durant l'année qui suit la signature de l'entente, les dirigeants qui ont participé à l'enquête accordent plus d'importance au contrat (31 %) qu'aux mesures du rendement (24 %) et aux relations (17 %). Les mêmes personnes affirment cependant qu'au bout de la troisième année, les mesures du rendement prennent de plus en plus d'importance (35 %); elles placent les relations en deuxième position (26 %) et le contrat au troisième rang (16 %).
- Utiliser les clauses sur les risques partagés et les gains communs comme incitatifs à une impartition de haut niveau
Pour aiguillonner le rendement, plus de la moitié (59 %) des cadres expérimentés dans le domaine de l'impartition utilisent des clauses sur les risques partagés et les gains communs. Ils alignent les résultats de l'impartition sur les objectifs de la société. Parmi les personnes interrogées, 53 % ont adopté cette approche pour favoriser une amélioration constante du rendement, tandis que 44 % l'utilisent dans le but d'inciter les fournisseurs de service à effectuer des investissements initiaux plus considérables. Dans certains cas, ces incitatifs visent à augmenter le rendement de façon à ce qu'il dépasse les objectifs contractuels. Dans d'autres cas, ils ont pour objectif d'inciter les sociétés à relever les défis associés à des conditions d'exploitation particulièrement ardues, comme la participation à des projets révolutionnaires ou des activités dans un environnement financier précaire.
- Nommer un cadre responsable de la gestion de la relation d'impartition
L'impartition a intrinsèquement pour visée l'atteinte des objectifs de la société; c'est la raison pour laquelle des spécialistes de l'impartition doivent assurer une supervision des activités qui y sont liées. Plus de deux tiers des dirigeants interrogés (69 %) indiquent qu'ils ont nommé un cadre responsable de la gestion de chaque relation d'impartition.
- Recourir à une structure décisionnelle rigoureuse et active pour gérer la relation d'impartition afin d'obtenir un rendement maximal
Les dirigeants interrogés affirment qu'ils ne peuvent se contenter de signer des contrats sans s'impliquer dans les projets. Bien au contraire, pour que les ententes d'impartition soient efficaces, il est essentiel qu'ils y participent activement. À cette fin, près des trois quarts (74 %) des cadres qui ont recours à l'impartition depuis longtemps utilisent des techniques de gouvernance étendues et plus de 90 % d'entre eux ont recours à une méthode de gouvernance, quelle qu'elle soit.
Adopter les pratiques exemplaires des « maîtres ès impartition »
Bien entendu, chaque entente d'impartition implique une relation d'affaires complexe à long terme. Mais les dirigeants des sociétés qui signent une entente d'impartition n'ont pas à attendre d'innombrables années pour atteindre un rendement élevé et un bon degré de satisfaction. De même, les sociétés qui ont déjà recours à l'impartition devraient comparer leur approche aux pratiques exemplaires en la matière. Dans les deux cas, ces pratiques élaborées d'impartition peuvent aider n'importe quelle société à parvenir à une impartition de haut niveau et à des degrés élevés de satisfaction, à l'aide des revenus générés grâce aux ententes d'impartition qu'elles ont conclues. Pour obtenir de plus amples renseignements sur nos capacités en matière d'impartition, veuillez cliquer ici. Haut de la page |