L'impartition a évolué. Non seulement elle est utilisée aux fins de contrôle des coûts, mais encore elle permet aux cadres d'apporter des changements majeurs aux sociétés qu'ils dirigent, même lorsque la conjoncture est incertaine.
L'impartition: Risques partagés et gains communs est un document de présentation élaboré par l'International Data Corporation à la demande d'Accenture. Dans ce document, l'analyse des résultats d'un sondage mené auprès de 177 cadres supérieurs au Canada illustre bien cette nouvelle donne. Les dirigeants qui ont été interrogés représentent un échantillon des sociétés dont les recettes annuelles sont supérieures à cent millions de dollars canadiens. Parmi les principales conclusions, il ressort que les dirigeants sont plus exigeants envers les fournisseurs de services d'impartition et accordent beaucoup d'importance aux engagements contractuels pris pour obtenir les résultats escomptés. Les fournisseurs de services d'impartition manifestent un désir grandissant de partager avec leurs clients les risques et les gains liés à la conclusion de toute entente, et de devenir ainsi leur partenaire commercial. Selon l'International Data Corporation, l'intérêt des chefs d'entreprise pour les ententes de partenariat avec les fournisseurs de services d'impartition qui proposent un partage des risques et des gains continuera de s'accroître. En fait, 64 % des dirigeants interrogés ont indiqué que pour choisir leurs futurs partenaires, ils tiennent compte du désir manifesté par les fournisseurs de services d'impartition de partager les risques. Par ailleurs, les fournisseurs de services d'impartition n'hésitent plus à prendre en main la gestion de certaines activités essentielles de leurs clients. La nature des relations d'impartition a changé de façon à obéir à cette tendance. Elle a même donné naissance à une nouvelle philosophie, le cosourçage. L'enquête a en outre révélé que l'impartition n'est plus limitée au domaine des TI. Les chefs d'entreprises canadiens ont recours à l'impartition pour des raisons diverses, entre autres:
- mener à bien le réaménagement des processus ou de l'organisation dans des domaines tels que les ressources humaines (19 %), la logistique et les chaînes d'approvisionnement (16 %), et les centres d'appel ou les services clients (18 %);
- intégrer des compétences auxquelles la société n'aurait pu avoir accès sans cela;
- libérer des ressources internes peu nombreuses.
Il faut souligner que l'impartition permet d'obtenir des résultats probants. C'est notamment le cas au Canada où l'impartition continue à susciter de l'intérêt, en particulier au sein des grandes entreprises. L'impartition: Risques partagés et gains communs offre une vue d'ensemble éloquente des activités d'impartition en cours au Canada. Le rapport aborde de nombreux sujets, notamment:
- Les priorités nouvelles
- Les facteurs de changement
- Le partage des risques
- La pertinence des contrôles
- L'impartition à l'étranger
- La nécessité de mesurer la valeur de l'impartition
- L'impartition au Canada
- Une étude de cas : la société DuPont
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