Une large majorité des cadres des gouvernements considèrent les activités d'impartition comme « importantes », voire « primordiales ». L'impartition au sein du gouvernement: sur la voie de la qualité fait suite au rapport publié l'année dernière intitulé L'impartition au sein du gouvernement: sur la voie de la transformation. Ce rapport contient les résultats de l'analyse de l'utilisation de l'impartition au sein des gouvernements de 22 pays. Trois tendances majeures ont été dégagées:
- L'impartition prend de plus en plus de place au sein du gouvernement.
- Dans la plupart des cas, ce sont des objectifs à valeur ajoutée qui poussent les gouvernements à avoir recours à l'impartition.
- L'application de l'impartition gagne en maturité, suivant deux trajectoires distinctes.
Il apparaît clairement que l'impartition au sein du gouvernement prend de l'ampleur. Le rapport indique que 77 % des fonctionnaires des finances qui ont été interrogés estiment que la position de leur gouvernement relativement à l'impartition est encourageante ou très encourageante. En outre, ces fonctionnaires s'attendent à ce que leur gouvernement ait recours à l'impartition dans le cadre de nombreux autres processus et fonctions au cours des cinq prochaines années. Les initiatives du secteur public en matière d'impartition sont motivées par une multitude de raisons, notamment des contraintes budgétaires plus importantes, la nécessité d'assurer le service à la clientèle et de l'améliorer, et l'absence de compétences et de technologies. Toutefois, quels que soient leurs motifs, les cadres des gouvernements savent désormais que l'impartition leur permet non seulement de réduire les coûts, mais aussi de produire de la valeur. Le rapport montre que la décision d'avoir recours à l'impartition est de plus en plus souvent motivée par la définition d'objectifs à valeur ajoutée, tels que l'accès aux nouvelles technologies et la centralisation ou la normalisation des activités. De plus, il apparaît dans le rapport que les cadres qui ont recours à l'impartition pour ajouter de la valeur à leur société ont réalisé leurs objectifs dans une plus grande mesure que ceux qui ont choisi de se concentrer sur un seul élément comme la réduction des coûts. Dans le rapport, deux trajectoires illustrent la progression, en termes de maturité, des initiatives d'impartition prises par les divers gouvernements qui ont fait l'objet de l'étude. Des objectifs ambitieux ayant une valeur potentielle élevée déterminent la trajectoire transformationnelle. Selon cette approche, l'impartition est utilisée comme un outil qui permet de mettre en œuvre un ordre du jour stratégique audacieux en un laps de temps réduit. Les pays qui suivent cette trajectoire ont de l'expérience en la matière et savent faire face aux obstacles qui se dressent inévitablement en raison de la mise en œuvre d'initiatives plus complexes et plus évoluées. Le Royaume-Uni se place en tête des pays qui ont adopté une trajectoire transformationnelle. Le Canada se classe au deuxième rang, ex aequo avec les États-Unis. La trajectoire de rationalisation est empruntée par les pays qui cherchent à augmenter leur productivité et à réduire leurs coûts en ayant recours à l'impartition. Ces pays utilisent en effet l'impartition dans les domaines des infrastructures technologiques et des applications commerciales afin de réduire les coûts et d'investir leur capital dans le développement de leurs services les plus particuliers. Singapour, le Japon et Hong Kong ont largement éprouvé ces méthodes, qui leur ont permis d'améliorer notablement l'efficacité et les coûts de leurs processus. La principale différence entre les deux trajectoires réside dans le recours à l'impartition des processus d'exploitation. Les pays qui ont choisi la trajectoire transformationnelle recourent efficacement à l'impartition des processus d'exploitation. Ce sont ces pays qui obtiennent les meilleurs résultats. Les pays qui ont eu recours à l'impartition seulement pour les services liés aux infrastructures ou aux applications ont obtenu des résultats beaucoup moins concluants dans le cadre de la trajectoire transformationnelle. Le rapport met en évidence les pratiques les plus couramment appliquées en matière d'impartition au sein des gouvernements et la façon dont ces pratiques permettent de produire de la valeur tant pour les gouvernements que pour leurs partenaires du secteur privé. Le rapport livre également une vue d'ensemble des initiatives mises en œuvre en matière d'impartition par les gouvernements actuels des 22 pays qui font l'objet de l'étude. Les résultats publiés dans le rapport s'appuient sur une recherche quantitative et qualitative qui a permis d'évaluer les niveaux d'impartition dans l'administration des 22 pays suivants: Australie, Brésil, Brunei, Canada, Chine (et Hong Kong), Finlande, France, Allemagne, Irlande, Italie, Japon, Malaisie, Mexique, Pays-Bas, Norvège, Portugal, Singapour, Afrique du Sud, République de Corée (Corée du Sud), Espagne, Royaume-Uni et États-Unis. Téléchargez la version longue du rapport L'impartition au sein du gouvernement: sur la voie de la qualité [PDF, 1.8Mo]
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