L'enquête menée par Accenture avait pour but de faire connaître les priorités des dirigeants canadiens et de faire une incursion dans les pratiques appliquées en matière d'impartition dans leurs sociétés. Les dirigeants canadiens mènent leurs activités dans un climat économique difficile. La conjoncture étant incertaine, la pression sur les marchés augmente. La mondialisation est également un facteur de pression sur le plan concurrentiel; les nouvelles technologies contribuent à l'accélération du rythme auquel les changements s'opèrent.
Cette pression grandissante donne lieu à un dilemme en matière de gestion. Les décideurs savent qu'ils doivent établir une certaine discipline en matière d'exploitation s'ils souhaitent que leur société résiste aux intempéries économiques. Mais il ne leur suffit pas d'assurer la stabilité. Ils doivent également élaborer et mettre en œuvre des programmes visionnaires qui leur permettront non seulement d'assurer la survie de leur société, mais également d'exercer un leadership solide sur les marchés. La question des ressources se pose alors. Si elles veulent faire face aux exigences opérationnelles sans précédent et continuer à avancer, les sociétés canadiennes doivent rassembler leurs connaissances, leurs compétences et leur personnel. Or, un nombre croissant de dirigeants de sociétés canadiennes estiment qu'ils ne peuvent pas faire cavalier seul. Ils s'orientent alors vers des relations d'impartition qui exigent que des partenaires prennent part à des fonctions ou à des processus de leurs sociétés. L'International Data Corporation, spécialisée en recherches, prédit que cette année seulement, les sociétés canadiennes consacreront 3,6 milliards de dollars à l'impartition de leurs systèmes d'information. Mais avec quelle efficacité les sociétés gèrent-elles ces relations, et dans quelle mesure parviennent-elles à réaliser les deux volets de leur programme, c'est-à-dire gagner en efficacité opérationnelle tout en favorisant la croissance stratégique? Dans ce rapport, Accenture analyse l'impartition et la place qu'elle occupe au sein des sociétés canadiennes. Nos spécialistes examinent de près les priorités en matière de gestion ainsi que le rôle joué par les relations d'impartition dans la réalisation des objectifs opérationnels. Nos experts étudient également l'empressement des dirigeants canadiens à développer un nouveau type de relations, relations qui comportent des implications stratégiques importantes : l'impartition de la transformation des activités. Principales conclusions
- Au Canada, les dirigeants sont en quête d'une efficacité opérationnelle toujours plus grande au sein de leurs sociétés.
Presque la moitié des cadres du secteur privé qui ont été interrogés affirment que c'est le contrôle des coûts qui constitue leur principale source d'inquiétude, avant même l'accroissement des recettes.
- Ils considèrent que la solution passe par l'impartition.
Soixante-huit pour cent des dirigeants déclarent que l'impartition de certaines fonctions ou de certains processus de leur société, ou même de pans entiers de leurs sociétés, constitue une priorité pour les exercices 2002 et 2003.
- Les dirigeants craignent de manquer d'expérience alors qu'ils constatent que les activités d'impartition prennent de plus en plus d'importance au sein de leurs entreprises.
Même si 93 % des dirigeants ont de l'expérience en matière d'impartition et si près de la moitié d'entre eux ont déjà recours à l'impartition en ce qui touche la technologie de l'information, ils sont quasiment deux tiers à qualifier leurs compétences en la matière de « limitées ».
- Les relations entre dirigeants et fournisseurs de services d'impartition stratégiques ne favorisent pas la réduction de l'écart qui existe entre eux en ce qui a trait à l'expérience.
Les cadres affirment qu'ils veulent travailler avec des fournisseurs de services d'impartition stratégiques. En réalité, leurs fournisseurs actuels de services d'impartition sont souvent des vendeurs qui se contentent de proposer des services de base au lieu d'agir à titre de partenaires.
- L'impartition de la transformation des activités ajoute une nouvelle dimension à la gestion d'une société.
En grande majorité, les décideurs canadiens n'ont pas conscience que cette forme de relations d'impartition, forme la plus stratégique, revêt chaque jour plus d'importance, car elle pourrait leur permettre d'améliorer leur rendement de façon radicale et rapide.
- L'impartition de la transformation des activités oblige les chefs d'entreprise à envisager une approche plus stratégique en matière d'impartition.
Les PDG se tournent de plus en plus vers l'impartition de la transformation des activités lorsqu'ils souhaitent augmenter la portée et la rapidité des changements dans leur société; toutefois, de nombreuses entreprises canadiennes ne possèdent pas l'expérience requise en matière d'impartition pour que ces changements se concrétisent. Afin de s'y préparer, les décideurs doivent d'une part comprendre l'impartition de la transformation des activités. Ils doivent d'autre part établir des relations d'impartition stratégique, relations qui ouvrent la voie à la mise en œuvre future de l'impartition de la transformation des activités.
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