OTTAWA, le 21 mars 2007 – Le Canada risque de perdre la place qu’il occupe comme nation la plus propice aux affaires au monde. C’est ce que révèle l’étude faite par l’Economist Intelligence Unit, parrainée par Accenture (NYSE: ACN) intitulée « Not left behind: How Canada can compete » Selon les conclusions de l’étude qui sera présentée lors de la table ronde organisée par Economist Conferences et réunissant à Ottawa le milieu des affaires et le gouvernement du Canada, le climat des affaires ne connaîtra que de très légères améliorations au cours des prochaines années et d’autres pays en profiteront pour nous rattraper. Il y a deux ans à peine, le climat des affaires au Canada était considéré comme le meilleur au monde; aujourd’hui il occupe la troisième place, derrière le Danemark et Singapore, devant les États-Unis qui occupent le cinquième rang. La place du Canada ne devrait pas varier de beaucoup au cours des cinq prochaines années selon l’étude, puisque les pays concurrents ne devraient entreprendre que de modestes réformes. « Même si l’Economist Intelligence Unit continue de penser grand bien du climat des affaires du Canada, certains exigent manifestement des réformes. Malheureusement, ces questions sont dans une vaste mesure dues à la nature même du fédéralisme canadien, affirme l’économiste principal Matthew Sherwood. » Selon les conclusions de l’étude, le Canada est confronté à trois grands défis : l’efficacité politique, soit la capacité d’imposer des politiques, la fiscalité et le marché du travail. Le Canada est passé au quinzième rang parmi les soixante pays dont l’efficacité politique a fait l’objet d’une évaluation. Parmi les pays du G7, il devance seulement le Japon et l’Italie. Les obstacles au commerce interprovincial figurent parmi les principaux problèmes du Canada, tandis que d’autres administrations nationales, en particulier celles des plus petits pays européens, devraient gagner en efficacité. Le fardeau fiscal des entreprises canadiennes est lourd, leur contribution aux recettes fiscales de l’État est plus élevée que dans la majorité des autres pays. Le taux effectif marginal d’imposition sur le capital est également le plus élevé des pays développés. Les relations fiscales complexes de l’administration fédérale et des provinces gênent une réforme de la fiscalité. La situation du marché du travail devrait se détériorer au cours des cinq prochaines années, en raison d’une pénurie à court terme de main-d’œuvre hautement spécialisée compétente. Le Canada est moins performant que d’autres pays développés en termes de lois du travail, de marge de manœuvre des entreprises et de coûts de la main-d’œuvre. Le rapport fait place à des entrevues avec les chefs de file de l’industrie canadienne qui font état des principaux problèmes auxquels ils sont confrontés du fait de l’environnement politique, fiscal et du travail. Parmi les personnes interviewées figurent : - David Blanchard, président et premier dirigeant de Unilever Canada
- Duncan Hawthorne, président et premier dirigeant de Bruce Power
- Peter Brown, président du conseil et premier dirigeant de Canaccord Capital
- Robert E. Brown, président et premier dirigeant de CAE
- Lawson Hunter, vice-président exécutif de BCE
- John Weaver, président et premier dirigeant d’Abitibi-Consolidated
- Gordon Nixon, président et premier dirigeant de RBC
- Paul Douglas, président et premier dirigeant des opérations canadiennes de PCL Constructors
- Don Drummond, vice-président principal et économiste en chef du Groupe financier de la banque TD
- Bill Morris, directeur administratif national d’Accenture pour le Canada
« L’entreprise canadienne doit promouvoir un marché national plus concurrentiel et soutenir et favoriser le développement d’entreprises très performantes, ayant leur siège social au Canada, affirme Bill Morris d’Accenture » Vous pouvez vous procurer gratuitement ce rapport (disponible en anglais seulement) à l’adresse suivante: www.accenture.ca/economistresearch Notes pour les rédacteurs: Not left behind: How Canada can compete est une étude menée par l’Economist Intelligence Unit, parrainée par Accenture. Elle est fondée sur le classement du climat des affaires et des prévisions qu’effectue l’Economist Intelligence Unit et sur des entrevues de fonds avec les dirigeants d’une vaste gamme d’entreprises canadiennes. Au sujet de l’Economist Intelligence Unit L’Economist Intelligence Unit est le service d’information sur les affaires pour The Economist Group, qui publie The Economist. Grâce à notre réseau mondial de plus de 700 analystes et contributeurs, nous évaluons régulièrement la situation économique et commerciale de plus de 200 pays et effectuons des prévisions. À titre de principal fournisseur de renseignements sur les pays, nous aidons les dirigeants à prendre de meilleures décisions commerciales grâce à nos analyses impartiales, fiables et ponctuelles sur les tendances commerciales mondiales et les stratégies d’affaires. Au sujet d’Accenture Accenture est une entreprise mondiale de gestion, de conseils, de services technologiques et d’impartition. Vouée à l’innovation, Accenture collabore avec ses clients pour les aider à devenir des entreprises et des gouvernements très performants. Grâce à sa vaste expérience des processus fonctionnels et industriels, son bassin de ressources internationales et ses antécédents reconnus, Accenture est en mesure de mobiliser les personnes, les compétences et les technologies qui aideront ses clients à améliorer leur rendement. Comptant environ 146 000 collaborateurs, en poste dans 49 pays, l’entreprise a produit un revenu net de 16,65 milliards de dollars US lors de l’exercice financier qui s’est terminée le 31 août 2006. Son site Web est à l’adresse suivante: www.accenture.com. Contacts médias : Joanne McKenna Economist Intelligence Unit +44 (0)20 7576 8188 joannemckenna@eiu.com Sarah Thompson Accenture (416) 641 4416 sarah.thompson@accenture.com Questions au sujet de la table ronde du milieu des affaires canadien: Rachel Golden Economist Conferences 212-698-9730 RachelGolden@economist.com |